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 Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]

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Hibari Kyoya

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Date d'inscription : 02/12/2012
Localisation : Enfoui dans les ténèbres

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MessageSujet: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Sam 8 Déc - 19:54


|- Hibari Kyoya ~ -|






|- Nom -> Kyoya
|- Prénom -> Hibari
|- Age -> 18 ans
|- Sexe -> ♂
|- Surnom -> Blood Prince
|- Clan (seigneurial ou ninja) -> Kyoya ( seigneurial )
|- Rang désiré -> Désigné par un membre du staff : B
|- Affinité(s) souhaitée(s) -> Hémokinésie, Katon.
|- Spécilialité(s) souhaitée(s) -> Ninjutsu, Genjutsu.
|- Code de validation -> Validé par Mido What a Face


The true face of madness ...



Il observe inlassablement ... Il scrute, immobile ... Le regard du néant dans cette lune rayonnante ...


Toute maculée de sang ... Quoi de plus normal pour une telle arme, pour un tel bijou de Katana. S'élever dans les cieux, s'abattre avec fureur sur la chair fraîche et atteindre cette substance unique afin de s'en faire trophée. D'orner sa face glaciale d'une petite chaleur exquise. Pourtant, elle ne bouge pas, ne traverse pas toutes ces étapes pour parvenir à cette récolte ; Fier et droite, la lame semble s'opposer directement à la lune flamboyante au milieu d'une nuit noire, comme empêtrée en un rituel mystique d'offrandes et de prières silencieuses. Le liquide rouge tente bien de s'y faire une place définitive, mais la surface du métal ne le permet pas. Trop lisse, trop froide, trop parfaite. L'œuvre de mains expertes, inestimables. Une goutte s'en détache alors, marginale, avec pour désir d'explorer davantage et de se nicher ailleurs, de perturber à jamais la teinte d'un tissu ou d'une autre matière adéquate. Et son chemin parait titanesque ... Glissant lentement, sous le hasard du support en dessous, la petite masse longe maintenant une peau très légèrement brunie voir même juste d'un beige plus prononcé, de plusieurs années de vie en des hauteurs somptueuses, assez abîmée d'une longue période de vagabondage ... Rude, rêche, avec une touche de douceur à découvrir en des conditions plus agréables ...


Et nulle conscience ne se pose dessus, renfermée au creux d'une pupille envoûtée par la voile ténébreuse, indécise entre le noir et le bleu. Une seule et unique dont la direction croise celle des rayons enchanteresses, l'autre étant masqué sous des bandages blancs de temps en temps. Pas d'artifices ou d'accessoire pour camoufler son handicape apparent ; Dans la plus pure simplicité du patient sortant tout juste de sa guérison, tel une âme qui ressent le besoin de se souvenir à chaque instant de cette possession dérobée contre son grès ... La preuve d'une souffrance amère ... Gracieusement recouverte d'une fine chevelure noirâtre retombant de toute part et dessinant minutieusement les contours de son visage et de son cou. Non ... La petite aventurière ne rencontre aucun obstacle, bien que sous les agressions du vent, la maigre crinière s'exalte d'une valse, telle des pétales de cerisiers virevoltant aléatoirement dans le vide de la chute ... Au contraire, elle poursuit sa course minutieuse, en une trajectoire désignée par des muscles raffinés, familières à l'archétype des Samouraïs, plus élégantes et performantes qu'impressionnantes. Celles-ci la mènent à prendre une pause en un sommet de l'anatomie, l'épaule, après avoir relevé l'arrondie de son extrémité, avec deux possibilités d'orientations distinctes ...


Le maître de cette décision demeure toutefois la gravité, et son sort réside purement entre ses mains ; Pas les mains physiques - protégées de gants en cuir - du bretteur, mais de l'une des règles absolues de ce monde. Et sa volonté lui accorde une étrange conclusion, la séparation en deux entités coulant en deux côtés de cette silhouette de bonne taille. Peut-être afin de croître ses chances. La première marque alors de son passage un torse généreux, avec en majorité des pectoraux très larges, conformément à la carrure du ninja qui s'imprègne de sa pratique unique et de son savoir acquis lors des entraînements. S'opposant comme des murs à tout imprudent, leur masse se sublime une fois associée aux autres parcelles sculptées de ce corps, toutes dans la veine d'un véritable soldat. Malheureusement, les balafres de la sauvagerie, du champ de bataille et des tortures viennent entacher sa pureté, par de multiples cicatrices, dont l'une plus profonde que les autres, se séparant en deux traits disjoints en partant du haut vers le bas ... Que la gouttelette n'a pas du mal à rejoindre, presque proche de son but.


Miroir de souffrance et de preuves sanglantes, l'autre jumeau d'un rouge mat découvre un spectacle identique, à cela près qu'un dragon d'encre noire ondule sur la surface de ce dos, gueule béante et ouverte, d'une flamme brûlante encore contenue en son sein ; Ses pattes s'agrippent d'autant plus ardemment sur sa chair, faites d'un dessin plein et vide en même temps. Une multitude de lignes grasses, espacées, pour l'apparition d'une forme générale. Mais, cette liberté de mouvement intrigue. Pourquoi nul vêtement jusque-là ? Il faut descendre plus bas, aller à la rencontre d'une ceinture métallique sombre sur lequel sommeil le repli du tissu vierge d'une chemise tout de noir, trop épargné de la crasse du quotidien pour représenter une tenue de route. Surement celle du repos et de l'entraînement. Elle ne cherche pas à déroger aux standards des Samouraïs, et garde une classe palpable à se délecter de ces fines bandes rouges dévoilant les limites d'attaches, accompagnées de quelques parties affublées de motifs dorés, incrustés sur un fond maculé de tâches illusoires. De fleurs et de symboles ancestraux. Briller grâce à la simplicité ... Sans oublier ce tee-shirt à manches courtes, chaleureux, particulièrement appréciable en ces douceurs du printemps. S'ensuit la fin de sa course, où une pointe colorée naturellement s'étend sur la noirceur de la matière, parvenant finalement à son objectif de départ ...


Le malheur veut l'accompagner. Le hanter dans ses pas, lui faire perdre la raison. Pourtant, il se voit trompé, déjoué dans ses plans. Rare seront les marches du damné dans la pureté de la neige, au sein de cette enveloppe de qualité. Que sa tenue usuelle beigne dans le plus profond et le plus dense des teintes améthyste, avec ici et là des papillons d'or et aux contours volcaniques, l'ensemble se mariant aux traces d'une fumée fantomatique issue de sa cigarette. Et déjà porteuse de désespoir ...



Requiem for a dream ...




« Certaines personnes aimeraient voir le monde brûler ... Je suis de ceux-là. »

Sa silhouette se dresse, droite, impitoyable, devant ce qui semble être une brebis égarée, à genoux et de dos, la vision plongée dans les ténèbres de par ce bandeau lui serrant la tête. Il patiente plusieurs secondes à le regarder, dénué de toute appréhension, et dépose alors ses doigts sur la poignée de son Katana, l’enserrant ainsi fermement. Et sous le chant unique de la vibration de sa lame dans le vide à la sortie du fourreau, d’une lueur passant d’une extrémité à l’autre de l’acier, la brandit légèrement vers le haut, sans bouger davantage … Puis …



Tuer aujourd'hui ou mourir demain. Quel jugement placer dans cette simple énonciation, sans sujet, sans contexte, sans conditions ? En mal ? Ce ne serait que la projection de soi devant cette situation. En bien ? Et là, le désir d'étendre davantage ses passions ou sa crainte sur les autres. Au final, toute la consistance de ces deux notions ne repose que sur les limites de nos propres territoires intimes, entre l'acte d'empiéter ou non dessus. Au point de les transformer en des concepts illusoires, si fragiles, si ridicules, toujours appliqués aveuglement comme des vérités absolues. La source même de la souffrance humaine, invoquée de par ses attentes comblées d'absences et donc inévitablement de frustrations. L'on dit que nous créons nous-même notre enfer et notre paradis sur cette terre … Et parmi ce piège quotidien de la société, s'élèvent certaines personnes, s'arrêtant de penser et de se différencier de l'existence pour apercevoir cette conscience pure, emplie de l'unique sensation d'être, de paix et de tranquillité. Il ne s'agit pas vraiment du bonheur, non. Plus, de l'inertie, du moment présent unique, sans considérer des fantaisies futiles sur l'instant d'après ou d'avant ; Nous y sommes de nature voués, et nos tourmentes viennent seulement de cette course perpétuelle à l'ascension ...


Fermer les yeux, s'asseoir dans le silence, taire ses pensées. Un état si proche ... De la mort ? Et de cette philosophie naissent les sages, maître dans l'art de la méditation et du travail de l'esprit. Mais, il n'en demeure pas moins dangereux de confier cette vision du monde aux mains d'un inconnu ... Puisque, en de rares occasions, se forment des idéologies différentes, des âmes ravivées d'un brasier inextinguible, libérée de ses chaînes avec ces principes nouveaux. Surtout lorsque ceux-ci possèdent de lourds passifs ancrés aux plus profonds de leur inconscient ... La culpabilité, la pitié, la compassion ... Que valent ces qualités de bienveillance une fois toutes les malices de l'ego démystifiées ? Le néant, outre le simple fait d'exister, la seule sensation indubitable à l'âme. Idem pour son contraire, la malveillance telle qu'on le verrait en rapport à la morale. Un non-sens. Ce sont là les grandes lignes, les fondements guidant Hibari Kyoya dans sa quête actuelle, résumée en une sorte de nindo comparable à ceux des shinobis. Certes, il n'en a pas toujours été ainsi ; Cependant, inutile pour lui de se souvenir du passé ou de s'y attarder une seconde de plus, bien qu'au plus profond de ses idées se cache encore une forme subtile d'ego, basé sur la spiritualité ...


Désirer voir le monde brûler ? De suite, cela évoquerait la haine, la vengeance ou ces autres pulsions primitives, incontrôlées. Pourtant ... Ces intérêts-là semblent bien trop fugaces à ses yeux, trop éphémères à un esprit ayant déjà accepté sa condition d'existence et de sa relation vis-à-vis du monde. Si l'on prend le temps de s'arrêter et d'observer ... La nature, exemple parfait de l'entité dépourvue de jugement, se suffirait à elle-même. Sans dépendre de nous. Alors, que reste-il à ce compte ? L'humain se surestime bien trop dans son importance. En cela, après un exercice destiné à se mettre dans la peau de cette expérience, l'on viendrait à s'isoler, demeurer en dehors des agressions extérieures, afin de s'adonner paisiblement à la vie ... Sauf si l'on s'oriente vers l'autre choix, celui de faire éclater non pas une vérité, juste un état de fait. Malheureusement, réside l'obstacle de la société, embrumant toutes ces âmes de préceptes imposés, avec le nécessaire pour nourrir la soif intarissable de l'ego. Comment s'y prendre alors pour parvenir à la libération, l'expiation de cette fable, de ce songe mensonger ? Une unique option. La destruction.


De cette conclusion logique découlent les ambitions du Shinobi, exilé en dehors de ses terres natales et converti en un mercenaire de l'ombre, œuvrant par des actes de terrorismes ou de commerces contraires à l'éthique à l'aide de contrats divers. Sans jamais en ressentir de frein, d'emportement ou encore de caprice ; En réalité, sa philosophie le pousse à se détacher de son entourage, que ce soit par haine ou par amour. Coupé de toutes formes de relations purement sociales, il ne se refuse pas à suivre ou diriger, ni de résider en diverses compagnies, tant que la situation exige de se conformer à des standards et donc de se fondre parmi les autres. Cela implique aussi de ne pas porter de considérations personnelles face aux échecs, aux provocations et à l'inassouvissement de ses objectifs. Comparé à d'autres criminelles, son statut s'exposerait comme passif, peu ambitieux et difficile à déchiffrer ... Malgré une froideur et une cruauté appréciable contre le sale boulot ... Des conditions propres à sa façon d'être. Avec le temps, tout se fait ... Et pour l'instant, il doit jongler entre errances dans le tiers monde et actions furtives ...





Peace is an illusion ...


  • Des ailes consumées par les flammes ...


Spoiler:
 

Plus jamais, tu ne reverras la lumière du jour.

L'absence de souvenirs, l'absence de tourments ... Le doux fluide du sommeil, si accessible, si agréable. Cette torpeur profonde où même le plus séduisant des rêves ne saurait être, uniquement emplie de vide et d'existence. Pour rien au monde l'on irait le quitter volontairement ... Et pourtant, cette odeur nauséabonde, ce grincement de la rouille sur la rouille et ce contact glacial aux poignets le rappellent violemment à l'éveil, à ouvrir lentement ses paupières engourdies, en plusieurs clignements de moins en moins embrumés ... Jusqu'à affronter l'insupportable lueur des torches parmi ces ténèbres lugubres. Un domaine entier de barreaux métalliques, de murs sinistres sans la moindre décoration et de présences fantomatiques en de piètres cages. Où ? Comment ? Quand ? Son esprit las ne semble pas encore enclin à élucider ces interrogations, trop secoué. D'un réflexe, son bras bouge alors légèrement, se trouvant rapidement freiné dans sa lancé ...

« Enfin réveillé ? T’as du recevoir un sacré coup pour dormir autant … »

Une voix ? Son attention ne s'y prête pas, ses yeux ne s'y détournent pas ; Celle-ci déclenche en lui une certaine révulsion, comme si sa raison se refusait à l'entendre. Un mauvais souvenir, un retour à la réalité trop rude et trop brusque. Subitement, les fers reliant ses bras à la paroi derrière se déchainent en des claquements dérangeants, tels sous le joug d'une bête féroce retenue contre son grès ... D'ailleurs, l'on peut aisément apercevoir les crocs de cette créature exposés sans gêne, avec au fond une rage incommensurable, prête à exploser dès la première seconde de liberté. Cependant, ses efforts ne suffisent pas, les chaînes étant trop résistantes, dotées d'un mécanisme d'absorption de chakra transformant toute tentative en un échec accompagné de son contrecoup. S'installe alors la frustration ...

« Que … Pourquoi ? Je ne devrais pas être là … Détachez moi ! Retirez-moi ces chaines ! »


Tout est confus. Il ne pense qu’à se libérer. Se débattre pour une chose importante … Mais quoi ?

« … Tu ne devrais pas t’exciter comme cela … »

Un conseil précédé d'un profond soupir. Se calmer ? Cet homme est fou. Plus ses paroles parviennent à ses oreilles, plus cela nourrit en lui cette désagréable impression de condamnation, d'incapacité, d'impuissance ... Il s'acharne d'autant plus sur les obstructions, criant de réclamations diverses comme pour étouffer toute autre conscience à proximité, en une furie indescriptible. La peur. La panique. Un mélange étrange menant à la colère, la perte de contrôle. Son corps pendu s'avance peu à peu afin de se plaquer de nouveau sur la pierre et replonge au sein de ce cycle à cause de ses gesticulations frénétiques ... Se faire entendre, impérativement ! Et, succédant logiquement à des bruits de pas non loin, se révèle une silhouette, en réponse à cet appel ...

« C’est quoi tous ce raffut ? Vous avez intérêt à vous tenir à carreaux ! »

La porte glisse, lentement, sous l’action d’une forte poigne … Mais, pas pour accorder grâce. Le revers d’une lance percute spontanément le bas de son torse dénudé, l’obligeant à dégager une gerbe, puis à se relâcher … La fatigue s’avère trop grande.

La lumière s’échappe de nouveau … Et le sommeil revient, différemment …

♦️♦️ Souvenirs ♦️♦️

On le tracte tel un chien, telle une ordure à un rythme de marche plus soutenu que le permettent ses jambes. Le tissu opaque couvrant entièrement sa tête l’étouffe, lui ôte complètement la capacité de revendiquer, de réclamer son honneur, de comprendre … Toutes les parcelles de son corps voudraient bien se débattre, brandir cette lame et les menacer jusqu’à réussir à échanger une poignée de paroles sensées. Mais cette lourde planche autour de son cou et de ses poignets l’en empêche, le restreint de tout mouvement malgré ses aptitudes physiques … Avance ! Cri-t-on à l’arrière, avec un coup dans le dos bien dosé. Et ensuite … D’où, d’où vient ce brouhaha, ce bourdonnement de plus en plus puissant à chaque pas ? Que ? Une porte s’ouvre, sur une brise de fraicheur de mauvais augure … Puis, le silence. La modeste capuche se retire lentement.

Son sang ne fait qu’un tour, se fige et se glace à n’en plus tourner et le plonge dans un effroi inhumain.

« Peuple de Daisesekai ! Voici le traitre, l’homme qui a tenté d’attirer le malheur sur le village ! »

Il ne peut que trembler devant le spectacle horrifique de toute une foule assemblée en bas, observer une masse de visages méprisant et méfiant de ses yeux prêtes à bondir hors de leurs orbites. Nul mot ne sort de sa bouche, d'ailleurs ses pensées ne parviennent pas à formuler une seule phrase cohérente ... Simplement tétanisé. Peu à peu, des hurlements s'élèvent, visiblement outrés de sa présence, entraînent les autres et se transforment rapidement en une avalanche monstrueuse, entre des dégages, des crèves et de multiples injures incessantes. Pourquoi cette humiliation ? Pourquoi ce sort ? Tous des ignorants ! Le son de sa voix se refuse à sortir. Son regard paniqué vient de se poser sur une silhouette familière, ou plusieurs mêmes ; Ceux-ci n'osaient pas croiser la vision offerte à la populace, trop violente. La déception s'envole de leurs expressions pour le foudroyer en plein cœur ... Sa fiancée et sa famille. Pas ça ...

« Regardez le bien. De par cet acte infâme, risquant de mettre la vie de tous nos citoyens en péril, cet homme représente la pire des vermines, l'ennemi du village. N'oubliez pas son visage, maudissez-le et détestez-le ! Car à cause de lui, toute notre nation cours un grand danger ... Espérons que la diplomatie puisse résoudre sa tentative envers nos alliés. Il ne mériterait même pas de mourir. C'est pourquoi, nous le condamnons à ne plus jamais voir la lumière du jour jusqu'à sa mort, sous la torture et la souffrance ! »


La lame fatale du bourreau s'abattant sur lui sans aucune forme de pitié. Elle brise toute sa vie, son passé, ses liens avec ses proches ... Son nom sera maintenant à jamais entaché de la plus grave des hontes qu'un soldat puisse recevoir de son pays. L'on commence déjà à le huer, à lui lancer des projectiles molles et salissantes, alors que sa soif de révolte s'est muée en une peine profonde, à la chute de l'ancien temps pour ne plus connaître que l'ombre, privé de sa liberté ... Peu importe sa rage, nul ne désir l'entendre. Pourtant, le Shinobi rabattu sur le sol, dépité, misérable, ressent le besoin de délivrer un message, de s'exprimer pour une certaine cause. Mais quelle cause ? Celle-ci ne semble plus montrer d'intérêt à cet instant précis ...

Le monde s'écroule avant l'heure ... Ils ne le savent pas, mais ...

♦️♦️ Souvenirs ♦️♦️

Imaginer qu’un jour, le cours d’un destin bascule du tout au tout. Que l’on vous brûle les ailes pour abandonner misérablement une âme au fin fond de ce trou, en le privant de l’ensemble de ces notions propre à lui. Ces éléments donnant à l’esprit la preuve de l’existence et de se définir comme un homme. Plus de place dans la société, plus de place au dehors, plus rien à part ce cycle éternel, intemporel, entre tortures et maltraitances matériels. Impensable. Et pourtant, on le ramène de nouveau dans sa cellule, l’attachant minutieusement à ce métal diabolique suspendu sur le mur … La chair ne peut même pas se reposer, inlassablement rongée par la rouille, pendant que les muscles se fatiguent à tenir debout à longueur de temps. Sa rage remonte légèrement à la surface sur le coup, s’éveillant peu à peu, à cause cette fois des balafres le long de son torse encore recouvertes de tâches de sangs ici et là. Une douleur à faire grincer des dents …

« Ne recommence pas encore une fois. Évites-toi l’inutile … »

Toujours ce même conseil, toujours ce même soupir. Plusieurs jours déjà. Au début, l'ignorance induite de la colère prend naturellement le dessus. Mais face à une telle insistance imperturbable, l'écoute finit par se dévoiler, dans un semblant de calme apparent. Il lui accorde une petite seconde afin d'étaler sa requête, à s'en fier à l'importance vouée à son partenaire de pénitence. Un détenu charitable ? Si étrange.

« Il n'y a de toute façon rien que tu puisses faire ici. Met-toi cela dans le crâne pour commencer ... Et ... Débarrasse toi de ta vie d'avant, de tes pensées si tu ne veux pas terminer fou, ou mort. Ici, cela ne te servira à rien. »


Quoi ? Tout ignorer ? Faire comme si de rien n'était ? Pas croyable ... Plus sa tête emmagasine cette éventualité, plus la fureur s'attise doucement ... Le rejet, pur et dur, absent de toute forme de considération. Celui-ci cherche à continuer dans son délire de sagesse, de fatalité, mais dès lors, la réplique s’élève timidement, d'un ruminement personnel jusqu'à l'éclat imposant.

« Tais-toi ... Tais-toi vieux fou ! Je ne veux rien entendre de tes conneries ... Je vais ... Je suis ... »

Bel et bien d'un vieil homme, ou du moins d'apparence, détruis par la force de l'usure et des années à croupir en ces lieux ... Et si serein en même temps, absous de toute perturbation sentimentale, ni d'une envie de la mort d'ailleurs. Assez intriguant dans l'attitude. Cependant, cela ne suffit pas à en faire un cas d'étude intéressant. Pas pour le moment.

« Alors quoi ? Qui tu es ? Ce que tu vas faire ? Regarde un peu toutes ces personnes autour de toi ... Peux-tu me dire à quoi pourrait bien te servir ces futilités ? Ferme tes yeux, arrête toi, et concentres-toi sur ce qui reste dans ces ténèbres ... »



« … »

Et ainsi a débuté le changement radical au plus profond de la personnalité de Hibari Kyoya, initié par con compagnon de cellule aux principes de la méditation et à une philosophie exposant toute la vacuité de ce monde. Cela a exigé de longues journées, voir même toute la durée de son incarcération pour atteindre cet état d'éveil, une fois les agressions des sens et de l'extérieur maîtrisés, à ne considérer que la vérité demeurant au final, la conscience pure. Une sensation unique d'existence, de sérénité, en dehors des souvenirs, de la souffrance physique et autres préoccupations liées à la possession et l'attente de l'esprit ... Tomber plus bas que terre et perdre toutes les valeurs chères à sa personne. C'est là une mise en condition plus que convenable, malgré ce côté extrême, afin de comprendre l'illusion imposée à tout un chacun dans cette société. Chasser l'ego, chasser cette relation de sa propre existence avec le reste de la réalité matérielle et découvrir l'être persistant à toute épreuve, même à la descente en enfer. Déchu, entaché, oublié et rejeté de tous, Hibari Kyoya n'est plus qu'une fable sur les lèvres de la populace ... Et pourtant, dans ces sombres cachots, demeure toujours une conscience silencieuse ...

Sans attente, nulle absence. Sans absence, nulle frustration. Et sans vérité autre que l’existence absolue du silence et du sommeil, même à travers la mort, réussirais-tu à me dire maintenant ce que sont le mal et le bien ?

Ne pas chercher à se différencier du reste de la création. Ne pas chercher à se différencier aux yeux des autres consciences. Garder sa lucidité d'observateur, et influer de seules intentions, de seuls choix, en acceptant tous les résultats. Voici les piliers de la nouvelle mentalité induite chez le Shinobi ... Partagé entre l'inertie et le mouvement. Du moins, conformément aux paroles du vieux fou ... Puisque peu à peu, il a développé lors de ces séances de méditation une pensée différente. Si jamais l'on peut décider d'expérimenter uniquement la véritable existence ... L'on doit tout de même influer sur le palpable une fois les yeux ouverts. Ou du moins, quand on nous force à briser notre calme ... Pourquoi donc ? Des règles de cette société ... La prison, les missions, le métier, la guerre, la paix ... Les choses sont comme elles sont. Pourtant, partout où l'on ira, l'ego des autres cherchera toujours à empiéter sur nous ... Comme ces tortures, comme ces maltraitances ... Si lui décide d'attendre, Hibari n'en fera surement pas autant.

Il s'agit là des fantômes de son passé. Une haine enfouie subtilement au fond de son esprit, un mal-être, se morfondant à ces réflexions afin de s'assouvir, extirpé maintenant des faiblesses de l'attache et de la bonté ...

  • Une opportunité de renaissance ...


Spoiler:
 

De funestes horizons résonnent lentement à travers cette concentration de fer …


D'habitude, ce genre de petite perturbation ne l'ébranle pas du tout dans sa profonde méditation, demeurant toujours immobile malgré sa position inconfortable. Mais ici, les hurlements ne semblent plus liés à la souffrance, ni une haine d'enfermement, et le grincement désastreux de plusieurs armes blanches utilisées brutalement ne le laissent pas de marbre, l'obligent à quitter sa séance improvisée afin de déposer son regard sur l'entrebâillement du couloir en face. Les détenus encore invisibles jubilent d'une joie bien trop étrangère à cette prison, des portes claquent sur la pierre en des fracas métalliques troublantes ... Ce n'est pas normal. Où sont les gardes ? Leurs cris ne parviennent pas jusque dans sa cellule. L'un d'eux se montre reconnaissable, familier, et surtout peu appréciable ... La brute de cette pénitence, celui autour de qui flotte l'aura des embrouilles, d'une soif idiote de prouver sa supériorité dans ce misérable trou à rat.


La tension monte à chaque avancée de ces voix, les âmes errantes tout autour tremblent d'un suspense intenable, là où l'excitation s'empare de certains partageant l'amour de la violence et de la liberté. Porteur de mort ou de renaissance ? Impossible à dire. Pourtant, Hibari Kyoya demeure silencieux, concentré, le seul qui avec le vieillard patiente tranquillement jusqu'à la découverte de ce mystère. De toute manière, nul n'échappera à ce qui va suivre. L'un prépare sa mort en un long soupire, conscient d'une évidence préservée dans ses intimes pensées ; L'autre se contente d'observer inlassablement, ayant visiblement un soupçon sur la cause de ces tumultes ... Une des conséquences de l'affaire précédent sa condamnation. Le retour ironique de l'avantage à l'accusé ? Le hasard de la vacuité ... Et enfin, une ombre se présage à la faible lumière dessinée sur le sol, pas mal imposante ...

« Ahaha, sortez, sortez prisonniers ! Voici venu le jour de la libération ! Mais certains d’entre vous auront des affaires à régler avec moi … »

Gras, corpulent, mal sculpté dans sa chair. Une crapule parmi tant d'autre, l'un des pires déchets que puisse rejeter cet antre de ténèbres. Son sourire s'avère béant, alors que ses acolytes s'attellent à défaire un à un les serrures ultimes des cages de fer. Sur l'instant, le geste s'annonce attrayante ... Pourtant, l'expression de son visage présage un autre intérêt quant à leur modeste appartement, plus particulièrement sur la silhouette de l'ancien ninja. Les clefs de la liberté entre les mains du bourreau. Un spectacle assez surprenant ... Mais ce ne sera pas une première. Pas avec cette humiliation devant toute une foule de citoyen de Deisensekai. Ce village ne représente plus rien désormais à ses yeux, l'attache sentimentale n'existant tout simplement plus au fond de lui. Pas de regret, pas d'attente. Enfin, l'on arrache la barrière, l'on retire ces horribles chaînes sur ses poignets. Puis, un Katana roule sur le sol, jusqu'à ses mains ...


« Toi … Tu fais partie de ceux qui ont affaire avec moi ! Je ne sais pas ce qui se passe dans cette prison mais … T’es l’un des seuls à m’avoir évité à chaque fois … Et le seul à ne pas être devenu fou à côté de ce vieux ! T’es qui toi ? On dit que t’as un beau casier derrière … Tu vas apprendre à me respecter ! »

Le gout si délicieux de la mobilité sans entraves, du regain de contrôle sur son anatomie. La vitalité le réanime d'un coup, tel le contact de la foudre sur une matière inerte, l'exaltant d'une explosion admirable. Si bon que l'annonce du renégat passe en demi-teinte en tant que bruit de fond, même si le sens se révèle acquise. La conscience pure reprend le dessus. Ni une source de panique, ni de danger, ni même de haine ou de rage. L'analyse de cet individu se dit froide, dénuée d'humanité. Il ne s'agit que d'un obstacle le confrontant au choix d'accepter le sort ou de passer outre. Je dois me battre. Non. Je vais le tuer. Il n'est plus d'envie ou de nécessité imposée au plus profond de son regard ... Ne persiste qu'une intention. Celle-ci se traduit immédiatement, le Shinobi se relevant, le sabre prêt à sortir du fourreau. Il le toise tel un objet, une matière à retourner au silence. Malheureusement, juste avant l'acte, surgit une violente explosion du toit entre eux, accompagnée d'un souffle conséquent ...

« … Opprimés de Daisensekai. Plongés dans les ténèbres à cause d’une justice exécrable. Voici venue le jour de votre liberté ! Nous sommes là pour votre salut, dans le même camp. Sortez, sortez de ces misères afin de vous venger au dehors à nos côtés ! Ceci est la fin de Daisensekai ! »


Le choc. Que peut-il bien se tramer là-haut pour une intervention de ce genre en ces lieux ? Surtout d’un type de sa trempe … Ce bandeau affublé de ce symbole …


♦️♦️ Souvenirs ♦️♦️

« Ma … Ma vie pour ma nation … La gloire de votre défaite … Pauvre sacrifice que tu es … »

La vision d'horreur d'un cadavre perdant la vie face à soi, après une déclaration des plus déconcertantes. Un cauchemar ? Cela ne suffirait même pas à décrire tout le macabre de la situation dans laquelle l'on plongeait notre Samouraï, debout, frémissant d'un sanglot effroyable d'angoisse. Il ne comprend pas, ne veut pas comprendre. Pourtant, l'image le frappe de plein fouet, martelant sans cesse son esprit de l'acte commis. Trop rapide, trop insensé pour réagir à temps. Pourquoi s'être jeté de sa propre volonté sur le Katana ? Dire que cela part d'une simple discussion amicale où son interlocuteur a demandé à admirer sa lame ... La mission diplomatique avec le pays de l'eau s'est transformée en une dérision totale. Le voilà en plein territoire allié, en plein dans la brume, les mains et les vêtements ensanglantés de celui d'un shinobi de Shoutaku ... Aucun témoin pour lui porter crédit. L'arme du crime siège dans son fourreau ...

Son esprit ne réalise pas encore la gravité et la délicatesse des différents détails orchestrés avec génie à son insu. Du moins, la confusion suivant l’homicide involontaire l’occupe un bon moment avant que les premières pensées logiques à ce sujet n’apparaissent, avec en prime une panique incontrôlable face à l’impasse de solutions. Que faire ? Entrer à l’intérieur de ce village et se révolter de cette comédie préméditée ? Du suicide. Fuir loin, ne pas rentrer et devenir un déserteur ? Surement la meilleure idée. Mais, l’urgence d’un message à délivrer à sa propre patrie s’empare de lui. Protéger tout le monde, ses camarades, sa famille, ses proches … Cette affaire cache un plan bien plus grave ! Ses jambes reculent alors peu à peu, s’apprêtant à courir pour ne pas se retrouver dans le piège des traqueurs. Étrangement, personne ne le poursuit …

Il court, court jusqu’à n’en plus respirer, jusqu’à ce que l’envie de vomir fasse frémir tout son corps. Daisensekai doit être sauvé. Pourtant, une fois là-bas, l’on le condamne. Le message du meurtre est parvenu avant. Nul ne le croit. Trop de peur des représailles et de la misère diplomatique impliquée par cela. Le sacrifice d’un complot d’envergure, d’une conspiration sans nom … Une brebis parmi tant d’autres.

♦️♦️ Souvenirs ♦️♦️


Un Anbu du village de Shoutaku apparaissant miraculeusement d'au-dessus de la prison ... Son attitude peu convaincante laisse à désirer quant à sa sincérité, surtout à s'en fier à la qualité du discours. Mais, cela n'affectera peu son objectif, puisque les gens enfermés ici n'en auront que faire ... Pour preuve, chacun se fige, abandonnant les activités en cours afin de porter attention sur l'individu et sa proposition. Tout de noir vêtu dans une tenue d'infiltration mi-bouffante mi-moulante, depuis sa capuche abritant le célèbre masque des services spéciaux, il demeure plusieurs secondes sur place et s'évapore subitement à l'intérieur d'une nué de poussières blanches ... Le néant. En si peu de temps, le destin changea du tout au tout. La joie, évidemment, et enfin l'effet de galvanisation. Même la brute souhaite abandonner sa provocation. Cette conclusion sonne faux.

« Bwahaha, c’est vraiment un jour bizarre ! Quoi qu’il en soit, on s’en fout, à nous la liberté ! T’as bien de la chance … Mais notre combat ne sert plus à rien, aller, on se taille ! »

Une avalanche de fripouille sur le point de s'évader. De la sauvagerie à l'état brute, qu'une armée ne saurait montrer une ardeur identique lors d'un assaut. Les uns montent sur les autres, les mains s'accrochent aux roches renversées par l'arrivée de l'infiltré de tout à l'heure, les lames s'élèvent, menaçantes ... Mais, le Shinobi ne réagit pas de suite, préférant observer. Sa silhouette pivote alors, Katana dégainé et se déplace en direction du vieillard. Les deux hommes partagent un échange silencieux, un message affiché sur les pupilles. L'acier s'approche lentement du cou en piteux état, suspendant avec elle le temps ...

« Vous n’aimeriez pas voir ce qu’il y a dehors. Ni même ce qui vous attend en demeurant ici. Mais, je pense que ce sont là des futilités. Les choses sont comme elles sont. L’on accepte seulement la tranquillité ou non. Vous avez choisi il y a longtemps. »

Un unique demi-cercle formé du bras, d’une précision chirurgicale. Et sa tête s’envole à terre, le reste du corps décapité s’effondrant sur le sol. Le vieux fou n’expose aucune tristesse, aucune peur ni terreur dans sa mort. Simplement de la sérénité … Pour eux la mort n’est pas un fléau. Au contraire, il s’agit de l’ultime libération … Et cela se lit aussi sur le visage du meurtrier, dénué de satisfaction ou de lamentation, comme après l’accomplissement d’une tâche nécessaire, sans bavure. Se retournant, son ombre s’évanouit à l’intérieur de l’ouverture sur le toit …



L'air frais de la matinée ... L'inspiration d'une substance naturelle, pure d'oxygène et d'humidité ... Ce que l'on irait appeler une renaissance, au sens propre du terme. Tel un nourrisson respirant pour la première fois. Cependant, l'on ne doit pas s'attarder à cette excitation. Car les soldats bougent, les civils se précipitent vers la fortification ... Une fois sur l'un des sommets des habitations, Hibari Kyoya observe les alentour. Calme et agité en même temps. Trop de panique, pas une miette de Shinobi. Où ... Là, la fumée monte d'au loin dans le paysage, avec des explosions clairement visibles. Tout s'éclairci ... Ces espions de Shoutaku ne les ont pas sauvés par charité. Plutôt pour semer le chaos durant l'invasion. Voilà le fond de ses pensées de tout à l'heure. Soudain, pris au sein de ses réflexions, il remarque au dernier moment ce Shoutakujin se ruant sur lui, assez familier. Une connaissance. Mais, seule la fureur se dégage de sa course ...


« Yuhara ! Sale traître ! Voilà où nous en sommes à cause de vous ! Tu oses en plus t’évader ? T’es un homme mort ! »


Inutile de répliquer, de répondre. Rien ne l'arrêtera. Tu n'es plus un allié, ni un ennemi d'ailleurs. Mais, je vais te tuer. Si tu désires ce choix, tu l'auras. Se dit-il. Son intention s'apprête à devenir réalité ... Lorsque de nulle part débarquent une brute et deux gringalets, fracassant le crane du pauvre soldat d'une lourde massue et de deux lames. Encore lui ...


« Eh bien alors, qu'est-ce que tu fous ? Bouge-toi un peu et amuse-toi, venge-toi sur le village ! »


Le silence perdure plusieurs secondes. Cette motivation les mènera à leurs pertes ...


« Il faut partir d'ici. Cet homme tout à l'heure fait partie d'une grande armée. Et, vous êtes tous dans une guerre. Une fois Daisensekai renversé, vous serez les suivants. Ils n'ont rien à faire de misérables détenus comme nous. Suivez-moi, ou mourrez. »


Ils s'évadent tous du piège conçu minutieusement par l'ennemi. La guerre fait rage à l'arrière, de partout jaillissent des prisonniers alors qu'au front Shoutaku prend le dessus jusqu'à écraser sa cible d'une conquête majestueusement orchestrée dans les moindres détails. Eux continuent leurs routes vers le tiers monde, une terre d'accueil où l'on ne demande rien à personne. Le passé n'est plus rien, l'identité n'a plus d'importance. Et c'est ainsi que débute l'histoire du démon Hibari Kyoya.







Dernière édition par Hibari Kyoya le Lun 17 Déc - 17:27, édité 1 fois
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Iyori Asahi Tsubaki
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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Dim 9 Déc - 19:31

Surprised Passage de la pré-évaluation.

Pour le fond, il aurait été appréciable d'avoir connaissance, même si cela fait affligeante banalité avec le reste, de la taille et du poids du personnage. Aussi je ne suis pas certain d'avoir vraiment en tête le détail de la superficie que recouvre cette vieille balafre dans ton dos.

Petite incohérence avec le grade d'Anbu. Je sais que ne pas avoir les grades habituels est perturbant. Mais ici, bien avant le système ninja du manga, on ne peut connaître un individu que par son renom ou alors par un symbole d’appartenance, un tatouage par exemple. Désolé si ce n'est pas encore bien clair comme système, ça reste à peaufiner. Encore que les services d'espionnages existent bels et bien donc l'on ne peut te blâmer ici pour la référence à l'anbu.

Dernière incohérence, au tout début de ta fiche, tu à incris le nom de ton clan. Seulement puisqu'il a été éradiqué et son village rasé, tu ne peux plus y être affilié, surtout que son système t'en avais fait traitre. Ainsi destitué de ton appartenance à ce clan, tu n'es plus qu'un vaguabond. Tu devras débuter comme tel et si tu veux te mettre au service d'un seigneur, tu devra le faire en rp.


Pour la forme, je dois souligner le fait que ce style est agréable à lire. Un fruit fondant en bouche. Une bonne syntaxe bien travaillée qui perdure sans s’émietter jusqu'à la fin. Mise à par quelques erreurs qui suivent, je trouve que le récit est excellent.

~~~~~~

Partie du Physique:

Petite erreur de ponctuation. Avec le point virgule on laisse un espace après, comme après un point ou une virgule. Cette ponctuation sert juste à faire une pause dans le récit sans pourtant le couper comme avec un point.

Petite incompréhension pour ce fragment : d'une pupille envoûtée par la voile ténébreuse. Si tu voulais parler d'un voile d'ombre comme l'image de la nuit, c'est au masculin. Sinon il s'agit de la voile de navire, que je trouve moins appropriée.

Pareil pour ce qui suit :

"des rayons enchanteresses" > un rayon est toujours masculin

"l'autre étant masqué" > avec l'auxiliaire être on accorde toujours le participe

"Pas d'artifices ou d'accessoire" > si le premier est au pluriel il est juste que le second le soit aussi

"handicape" > ce mot ne prend pas de "e"

"mains physiques - protégées de gants en cuir - du bretteur" > j'avoue ne pas comprendre le pourquoi des tirets

"S'ensuit" > sans doute une étourderie qui lui aura coûté son espace "s'en suivit"

"Rare seront les marches" > rare doit s'accorder avec sont sujet "les marches", il passe donc au pluriel en tant qu'adjectif

"le plus dense des teintes" > l'article s'accorde avec le sujet, on dit une teinte donc ici "le" devient "la"

"Et déjà porteuse de désespoir ..." > à la place du "Et" j'aurais mit "Elle"

~~~~~~

Partie du Moral:

"Je suis de ceux-là" > tu es avec ces personnes donc c'est plutôt "celles-là"

"d'avant ; Nous y sommes " > le point virgule ne met pas fin au discours, alors il ne peut y avoir de majuscule après lui

"les sages, maître" > accord continu du pluriel donc "maîtres"

"libérée de ses chaînes" > continuité du pluriel qui se trouve dans toute la phrase, donc "libérées de leurs chaînes", qui sonne mieux

"Surtout lorsque ceux-ci possèdent de lourds passifs ancrés aux plus profonds de leur inconscient" > ce ne serait pas "passés" plutôt ? parce que je ne comprends pas la phrase sinon

"trop éphémères à un esprit" > à la place de "à" j'aurais mit "pour" mais on comprend tout de même

"Comparé à d'autres criminelles" > pour le cas de la généralité on emploi plutôt le masculin, vive le machisme de notre nation

~~~~~~

Partie de l'Histoire:

Partie 1 :

"observer une masse de visages" > j'aurai plutôt mis "observé d'une masse de visages"

"ses yeux prêtes à bondir" > le sujet est "les yeux" donc "prêts" est singulier pluriel

"des projectiles molles et salissantes" > projectile ne peut être que singulier pluriel même si le sens parle de balles et ici de tomates

"nul ne désir l'entendre" > il s'agit du verbe "désirer" et non du non "désir", la formulation revient alors à "nul ne désire"

"en le privant de l’ensemble de ces notions propre à lui" > à accorder avec le sujet précédent : "âme"

"entre tortures et maltraitances matériels" > accord féminin pluriel pour "matériel" ce qui donne "matérielles"

"une fois les agressions des sens et de l'extérieur maîtrisés" > ce qui est maîtrisé ce sont les agressions, donc accord féminin pluriel


Partie 2 :

"L'un prépare sa mort en un long soupire" > ce n'est pas le verbe "soupirer" mais le nom "soupir" masculin singulier qui est de rigueur ici

"l'affaire précédent sa condamnation" > soit "l'affaire précédente à sa condamnation" avec précédent comme adjectif, ou "l'affaire précédant sa condamnation" comme adverbe

"Une crapule parmi tant d'autre" > "autre" est à accorder au pluriel car on induit implicitement "d'autres brutes"

"le geste s'annonce attrayante " > accord avec le sujet "le geste" donc attrayant est sigulier masculin

"Une avalanche de fripouille" > il y a plusieurs canailles, donc à accorder au pluriel

"De la sauvagerie à l'état brute" > c'est l’état qui est brut, donc au masculin

~~~~~~

Je penche donc pour un rang B, l'équivalent du jônin du manga. Avec toute fois une renommée de ninja inconnu. Puisque son clan même seigneurial l'a rejeté, fait oublié et que désormais détruit, il ne peu prétendre à une quelconque appartenance de sang ni renommée.

Toutefois je laisse le soin à mon prochain de proposer un avis qui peut différer. Qu'il tienne compte de cette pré-évaluation, qui compte comme la première voix de validation. Du reste avant de pouvoir rp, il faudra fignoler le système dans sa globalité Wink





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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Mer 12 Déc - 19:26

« Ho, un petit poussin *^* »
Bienvenue parmi nous Hibari Kyoya


Bon, alors ta fiche est vraiment géniale, la lecture et très fluide et très agréable à lire, comme la dit ma prédécesseur. Après au niveau des fautes, je n'en vois pas d'autres et puis, ils ne gachent pas le contenu et se voit presque pas. Alors je suis tout à fait d'accord pour le rang B, est j'espère que tu te plaira parmi nous ^^

« TU ES VALIDÉ »



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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Dim 16 Déc - 8:33

Merci pour votre validation. Je ferais plus attention par rapport à mon orthographe.
Le rang B me convient parfaitement.
Je me permet aussi de rajouter un surnom vu que cela a été rajouté ensuite mais j'attend vos permissions.



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Iyori Asahi Tsubaki
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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Dim 16 Déc - 11:10

Smile Je t'en prie, fais donc l'ami. Seulement rappelle toi que ton surnom ne sera connu que des larrons de ton clans, de par ton rang social très bas (pour l'instant).

Je t'invite ainsi à remplir l'entête de ta fiche et ce complètement (affinités souhaitées ...).

Merci de ta compréhension et de ta patience ^^

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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Lun 17 Déc - 17:28




- Modifications apportées.
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Iyori Asahi Tsubaki
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MessageSujet: Re: Hibari Kyoya, Prophet of the void ~ [ 100% ]   Lun 17 Déc - 19:16

Smile Ca roule ma poule, tu peux te pencher sur ta Fiche Technique si tu veux Wink

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