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 Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !

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MessageSujet: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 6:38

    • Nom : Nolan (nom d'adoption)
    • Prénom : Samui
    • Âge : 21 ans
    • Sexe : Féminin
    • Village ou Organisation : Nunkenin
    • Grade : Rang SS
    • Code de validation : Validé par Red Rose

    • Description Physique : Gracieux corps effilé d’un mètre soixante-treize pour un poids plume de quarante-quatre kilogrammes. Vous l'aurez comprit la demoiselle est dépourvue de la moindre musculature. Son corps ne rend que de la grâce et de la souplesse, et cette faiblesse corporelle est un atout précieux. Donc la dame possède de remarquables courbes et des galbes merveilleusement proportionnés, et oui sa poitrine est cordialement généreuse mais fortueusement son habit bouffant cache bien cette beauté. Pourtant elle s’aime à cacher la vérité de son corps sous son habit coquet mais bouffant, peut-être pour créer la fantaisie dans les cœurs et moins l’envie de sa chair. De sa silhouette élancée elle s’aime à gambader comme jadis et elle apparait telle une fleur exquise à peine fleurie. Sa douce peau de bébé en demeure toujours pure alors qu’elle se souille bien souvent dans l’infamie, cette si belle peau reste adorée du monde.

      Le teint pâle à peine rosie, il en est moindre aux joues bien coquettes, la pâleur de la grande faucheuse peut venir à se dessiner. Mais ce n’est qu’en étalage glacière qu’adviendrait ce fantôme exécuteur, Samui préfère la radiance de douceur sur son visage plutôt que de dévoiler le masque de la mort. Et ces yeux, ces terribles yeux pouvant reluire d’un éclat diabolique et écarlate, fureur ou juste folie, non la simpliste mais délectable lubie démoniaque. Ces yeux qui d’ordinaire ne sont que de menues groseilles fondantes, elle les laisse choir dans la démence vers la malédiction pour révéler son véritable visage. Un sourire si doux se déformant odieusement dans un rictus phare de sa déchéance chronique, ses crocs poussent et viendront aisément entailler la bonne chair telle une bête enragée. Après voilà que découle la merveille capillaire, une somptueuse chevelure rose terminée en petites bouclettes, toujours soyeuses et entretenus avec soin. Mais le joyau de la couronne demeure en ces yeux fascinants, de délicieuses groseilles fondantes en bouche.

      Ensuite vient le code vestimentaire, pas vraiment un raffinement mais plutôt un style très traditionnel, bien borné puisqu'elle en possède toute une ribanbelle dans sa collection, et ces sets d'éventails y sont assortis. La demoiselle ne porte quasiment que de longs kimono, le plus souvent cyan aux broderies blanches et parsemés de quelques rubans bleu cosmique. Il peut arriver qu’elle ne porte pas sa coiffe bouffante, d’ailleurs le serre tête est porté traditionnellement par les défunts. Mais ce turban est plus un accessoire qui la rend plus douce et enfantine, le tout accentuant cette image effarante de douceur et de fragilité qu’elle veut imprimer en vous. Enfin elle enveloppe ces pieds dans des socquettes et marche souvent en zori (des espèces de sandales). Délicieuse ange pas vrai *w*


    • Description Psychologique : Notre dame est une véritable fileuse de mensonges, elle induit toujours sa proie en erreur dans une belle illusion de bonté pour la briser par la suite et dévorer sa vie. Manipulatrice, perverse mais terriblement sadique, elle ne recule devant rien pour obtenir ces informations. Allant jusqu’à torturer totalement (sur tous les plans) sa proie, elle peut porter la chose à l’agonie. Mais pour récolter des informations elle peut aller jusqu’au bout du plus terrible des mensonges, capturer votre cœur un temps pour vous étriper par la suite. Samui est comme ça, dans ces lubies, elle feindra tout pour enclencher les rouages maléfiques de cette horloge terrifiante aux aiguilles tordues. L’angélique exalte aux caresses la belle merveille que la nature lui a donnée mais en dessous de ça gronde la fureur de l’appétit monstrueux. Ses actes barbares et exécrables, elle les connait bien, le meurtre sans conviction comme le vol sauvage ou la torture lui procure cette excitation nourrissante.

      Car son sang de démon lui commande la nourriture impie, on ne parlera pas de cannibalisme mais de repas de bonne chair, après l’appétit sexuel qui lui apporte autant de réjouissance que celui de derme humain. Elle est aussi une charogne nécrophage, aussi nécrophile puisqu’elle peut encore profiter d’un cadavre pour sa lubrique soif, mais elle préfère jouir tout en se plongeant sur l’agonie de son partenaire. Elle dominera toujours et jettera le déchet après utilisation, ou bien elle le dévorera en partie. Enfin elle se nourrit de la torpeur indicible qu’elle ancre au plus profond de l’esprit de sa victime, elle ne prendra aucun plaisir à exterminer une âme sans peur, non la mort en sera rapide. Alors qu’elle jouera bien d’une âme en perdition, savourant le germe de corruption qui dévore sa victime ... Cependant elle n’aime que peu le combat, elle n’est pas vraiment un soldat, juste un informateur et tacticien qui se veut méticuleux et très efficace. De sa nature de succube (c'est une image) elle adore la luxure et la couple à son investigation, mais attention elle feindra tout et la moindre émotion sera un pas de plus vers le marais de la mort pour vous. Formatée de son innocence pour une âme corrompue, voilà sa raison d’être, procréer la haine. Car l’homme la dégoûte si voracement, pour elle il est la grande plaie impure du monde, le seul vrai monstre. Et c’est ce qui la pousse à vouloir son extinction, car ce monde ne lui donnant pas sa place, elle devra détruire cet ordre pour voir un renouveau pur et enchanté. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir, la trahison et la manipulation des cœurs est son arme.

      Pour résumer, elle est une perverse polymorphe sans vrai fond que celui de son protocole initial. Une poupée aux 1000 visages. Mais ce coeur peut-il battre ? Peut-elle chercher à exister comme vous ?

      Définition exacte du psychopathe:
      La psychopathie est un trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'empathie et de remords, des émotions peu profondes, de l'égocentrisme et de l'imposture. Les psychopathes (patients atteints de psychopathie) adoptent un comportement antisocial, des traitements abusifs envers les autres, et agissent violemment dans certaines situations. Bien qu'ils manquent d'empathie et d'émotions, ces individus réussissent à mentir sur ce qu'ils ressentent et sur ce qu'ils vivent. Le terme désigne un trouble de la personnalité caractérisé par une incapacité à s'attacher émotionnellement et un manque anormal d'empathie. Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques5. Les psychopathes ne sont pas tous violents ; ils utilisent la manipulation pour obtenir ce qu'ils souhaitent. En général, ce sont des individus qui se soucient de ce que les autres pensent d'eux et les utilisent pour atteindre leur but.

      ~Samui est une psychopathe parfois psychotique ~


    • Histoire :

      Shiro Hitô : https://redcdn.net/hpimg11/pics/908396ShiroHit2.png

      Akumu Nolan : https://redcdn.net/hpimg11/pics/120248AkumuNolan.jpg


      Chapitre 1 : engrosser un monstre ?

      Si aujourd'hui Kiri semble en paix, ce n'était pas le cas il y a quelques années. Cette histoire sans romance, sans drôlerie est on ne peut plus entachée de sang, innocent ou non ... Il y a de cela 21 ans dans un petit village de montagne, sur la terre sacrée du pays des neiges, naquit une enfant. Cette nuit de tempête de neige marqua le début de la fin pour cette
      communauté. La chaine de montagnes entourant la vallée était parait-elle sécurisée. Car en ce temps la guerre civile et les bains de sang étaient communes mesures, la menace aux portes, mais le vrai danger était déjà insurgé. Et la famille de l'enfant avait fuit les pillages et les briguants belliqueux. En somme ce petit village vivait en paix, isolé de la terreur du pays voisin. Et une jeune enfant vint au monde. Son nom, Samui, inconnue au bataillon et non destinée à être ninja. Seulement il y avait quelque chose de malsain en elle, des yeux qui au clair de lune, étincelaient diaboliquement d'une couleur écarlate tel un démon. Samui ne pleura pas, elle ne se débâtit pas comme un enfant ordinaire, non elle ne fit que ramper à sa mère pour lécher son sang de l'effort. Cette aberration de vie devait être éliminée, c'est ce que conclurent les dirigeants de la communauté. Mais on l'épargna, la mère avait supplié qu'on lui laisse la vie sans quoi elle se tuerait. Et étant le seul médecin du village, sa vie était indispensable.

      Bref Samui grandit jusqu'à atteindre l'âge de raison, 6 ans. L'enfant s'était toujours depuis plus son jeune âge plongé dans un mutisme effroyable, un teint aussi pale que la mort et des activités sordides. Elle était définitivement psychopathe. Cette fillette se livrait à des exactions que personne ne pouvait donner comme accusation véridique. De temps à autre elle incendiait des choses ou faisait preuve de cruauté animale sans fondement. Le pire fut qu'un jour elle mutila un enfant de son village, celui-ci après l'avoir traité de monstre la frappa à l'arrière du crane en traitre. Et comme elle fut victime de sa maladie, une psychose lui commanda un instinct furieux. Elle l'attacha à un arbre après l'avoir maitrisé et elle le dévêtit pour le lacérer. Elle le laissa hurler tandis que la morsure du gel le frappait aux nombreuses plaies. Et l'angélique sans innocence prenait un malin plaisir à pousser un rire macabre. Ces cris d'alerte, lorsqu'elle lui mit le feu, rameutèrent la populace. Ceux-ci horrifiés par l'ampleur du crime la chassèrent, on la condamnait à mort dans le monde extérieur. Ainsi échappant encore aux imprécations de haine, elle eut la vie sauve ...

      ~Flash Back


      C'était l'après-midi, le soleil montrait un peu ses rayons pour réchauffer l'atmosphère. C'était le temps propice à cette fatalité car des enfants vinrent jouer et rire non loin de sa cabane. Elle n'était qu'une enfant qui ne comprenait pas les sévices de la part de son père, elle ne soufflait aucun mot à cette femme qui l'aimait, sa mère. Samui restait cloîtrée chaque jour, punie, au coin, dans l'ombre de cet enfer qu'elle ne comprenait pas. La souffrance du corps, malgré tous ces bleus et ces marques d'expiations forcées, elle ne la ressentait pas. De même pour la douleur de l'âme, de toute façon elle n'avait aucune empathie. Alors elle se contenta d'écouter ces bruissements joviaux au dehors. Elle aimerait bien sortir et jouer, mais son père la battrait encore pour la punir d'exister. Mais voilà qu'un évènement déclenche la machine infernale, le ballon des enfants vole par la fenêtre qui se brise, la balle de fortune rebondit sur les cloisons et roule non loin de la petite démone. Elle déporte même le regard vers cette chose étrange, ses yeux rubis miroitent dans la pénombre totale. Et un imprudent s'ose à ouvrir le volet de la cabane pour s'y insurger. Le plancher craque et elle ne dit rien. Lui s'avance et grognant, il vient récupérer son dut avant qu'elle ne l'interpelle.

      Samui : S'il te plaid ne dis pas à mon père que la vitre brisée est ma faute. Il me ferait encore du mal alors que je suis innocente ...

      Budy : Tss je vais pas me gêner, c'est trop marrant de tout te foutre sur le dos.

      Il sortit de la cabane et se retourna quand elle l'y suivit sur le seuil. Une aura pestilentielle semblait flotter légèrement, émanant d’elle, la créature meurtrie et muette. Une torpeur indicible gagna les esprits, et fit que cette assemblée de marauds recula d’un pas, leurs yeux vacillants, écarquillés par la simple vision de cette enfant que l’on surnommait le monstre. Elle resta là immobile, impassible, plantant sans le savoir son regard effrayant carmin dans les leurs, engrossant également la peur primitive. Et pour comme en un acte héroïque sauver ces comparses apeurés, Budy lui lança le ballon dans la tête pour lui cracher au visage sa haine.

      Budy : Sale monstre tu devrais crever au lieu de nous entendre.

      Samui : La peur est donc le moteur de votre haine ? Qui êtes vous misérables humains pour juger de ma qualité de vivant ?!

      Elle griffa le volet en déformant son visage devenant disgracieux, un sourire fou comme ses yeux de démon qui s'enflammèrent, une pulsion meurtrière naquit, violente et dira t’elle amplement justifiée. Elle se jeta sans attendre en faisant frémir l'air de son grondement sourd. Elle frappa un premier enfant, tétanisée et gémiard, lui fracassant la mâchoire à coups de poing, elle pouvait le massacrer au sol, le corps enfouit dans la neige. Car ces compagnons avaient trop peur pour la déloger du corps qu’elle maltraitait. Puis la bête enragée en eut assez, elle se lassa vite de ce cadavre en vie, qui n’avait plus que le faible et dernier souffle à cracher. Là se relevant lentement, la haine dans les yeux couplée de folie, le sourire carnassier aux lèvres. Elle fondit au sépulcre d’un autre, agrippant le cou du voisin le plus proche de Budy. Et elle l’étouffa sans qu’aucun de ces misérables ne bronchent. Et il commit une erreur, ce faux héros, il la frappa à la tête dans le dos avec un bâton, elle lâcha donc sa victime déjà morte de strangulation et elle se retourna pour attraper d’une griffe le bâton. Son visage plein de haine et de fureur fit si grand peur au garçon qu’il lâcha son arme pour tomber à terre et se reculer lamentablement. Elle brisa le bâton sur le crane d’un autre, tandis que quelque uns lui jetaient des boules de neiges, voulant la déloger de cet égorgement. Elle s’en moquait et elle poussa un hurlement, devenant bête hideuse. Et empoignant la balle gisant à ses pieds, elle hurla au vrai monstre, lui cet accusateur dégoûtant. Les enfants s'enfuirent tandis qu'ils se battaient. Elle finit par avoir raison de ce garnement car elle n'était pas acculée par l'information primaire de douleur. Samui l’assomma, le laissant ployer à terre, dans la neige. Du sang s’évadait de ces menues plaies au crâne, et elle lui suspendu un baiser à celles-ci, pour se délecter de sa nourriture vivifiante. Puis elle alla sereinement chercher des cordes solides dans sa cabane et elle revint l'attacher à un tronc d'arbre mort. Elle serra bien fort pour le voir étouffer.

      Budy : Et maintenant tu vas me faire quoi sale monstre ?!

      Samui : Te rendre la monnaie de ta pièce, car le seul vrai monstre c'est toi, humain répugnant.

      Il fit la nouvelle erreur de lui cracher au visage, un acte de rébellion stupide qui attisa encore plus sa haine. Les faibles devraient s’abandonner à la fatalité selon elle, lui souffla t’elle mot pour purifier ce pêché originel, celui de vivre en homme. La démone soupira et s'en alla dans sa maison, a nouveau pour trouver un ustensile de torture, pour revenir avec un couteau. Elle laissa danser la lame au bout de ses doigts tandis qu’elle fredonnait une douce comptine, comme si elle voulait transformer son crime en une juste douceur. Il commençait enfin à trembler. Elle ne le comprenait pas et ne voyait pas là un crime, non au contraire, une délivrance du mal, puisque repentir il n’y avait pas alors cette vermine devait mourir. Et elle entama sa série de mutilations, de si lentes entailles sur le torse, puis elle enfonça petit à petit la lame pour le briser complètement par l’atrocité de la douleur. Elle savait également que la morsure du gel le meurtrirait encore plus. Et elle attendit même l'arrivée de la populace. Tous rameutés par l'agonie odieuse mais méritée de Budy. Le père vint la prendre par la taille pour la jeter face contre terre violement et la battre à coup de pied, et elle geint tandis que sa mère vint la protéger en menaçant le village de son suicide. Ces vieillards au bord de la crise cardiaque déplorèrent le massacre de l’enfant démon, et elle se redressa maladroitement, acculée par le vertige du vivant. Elle avançait vers sa mère qui la prit dans ces bras pour la protéger de ces fous. Et il en résultat qu’en échange de sa vie sauve, elle soit condamnée à l’exil éternel. Mais derrière ces sourires de joie macabre, elle s’enfonçait dans le blizzard qui lui ferait perdre de vue son village, et elle disparue lentement, à la faible force de son enfance pour ne plus revenir, avant longtemps.

      Fin du Flash Back~





Dernière édition par Akumu Nolan le Mar 18 Sep - 12:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 6:40


      Chapitre 2 : excroissance hérétique

      Elle erra quelques temps, seule et abandonnée, un visage sans larmes, car elle su maintenant la vraie nature de l’homme. Et au cœur de la tempête de glace qu’elle bravait, elle s’endurcit pour s’octroyer cette mission monstrueuse mais sacrée à ses yeux trop épris de haine et de folie sanguinaire. Elle décida d’éliminer ces monstres, le cœur noir de l’homme, la souillure de la bonté qui n’engendre que haine et destruction. Ainsi naquit son nindô détestable pour tous, et elle erra des jours durant dans la neige et la tempête de glace qui brouilla son avancée lamentable. Elle finit miraculeusement par arriver au bout de son périple, sur la côté du pays des neiges, elle était épuisée par son voyage de l’absurde et flancha au sommet de la petite colline blanche. Et tombant de fatigue, l’enfant dégringola la piste de neige en roulant, son corps encore et toujours malmené par le monde atterrit par chance au pied d’un petit village. Ces tonneaux lui occasionnerait moultes engelures, et une fièvre qui aurait pu la terrasser. Là depuis son corps pale tel un lingue blanc et échoué, à la ramasse de sa vie dépouillée, on vint la sauver à nouveau. C’est à croire que la volonté cosmique lui laissait une chance d’exister, ce sera d’ailleurs la seule chance que le monde lui donnera. Alors un homme d’une bonne carrure vint la transporter, en presque père non plutôt gardien bienveillant il arracha la belle rose à la rude froideur de la montagne.

      Ainsi quelques jours plus tard Samui se réveilla et elle fut sans doute nourrit dans son état comateux, car elle avait reprit une teinte rosie et des forces. Là elle put accourir au dehors de la cabane pour chercher d’un regard affolé un repaire, elle suivit une voix, la seule qu’elle connaissait. Celle qui l’avait sauvé. L’angélique courut encore un peu faible et passait devant tant de têtes inconnues, des gens dont elle n’imprimera pas le visage et la vie. Ces créatures lui seront odieuses lorsqu’ils découvriront sa nature diabolique. Et la petite paraissant toute frêle et bonne gagna la place du village, là se tenait une réunion, apparemment au sujet de la petite. Le chef du village, ce robuste gaillard se tourna vers elle pour lui faire signe de venir, geste accompagné d’une douce voix. Lui seul avait succombé au charme de l’innocence. Les autres étaient méfiants, nourrissant une rumeur, que le chef eut étranglé au grand feu qui s’embrasait au milieu du fort.

      Ainsi Samui put vivre quelques temps, quelques mois avec ces gents étranges, des fuyards de la cité de la brume, des renégats et parias en tout genre, rejetés par le système. Ils vivaient paisiblement sur le rivage de Yuki, mais elle devait partir, elle était presque suspectée d’attirer le malheur sur le village. Ce n’était ni plus ni moins que des jeux pour elle, elle tua quelques gens, des vieillards sans importance, et dans son esprit elle se le justifiât très bien. Se disant qu’elle abrégeait les souffrances de ces mourants. Mais la mauvaise graine germant dans les cœurs souillés, l’assemblée souveraine du lieu demanda à l’enfant de partir. Le chef du village lui affréta une embarcation et il l’emmena sur les flots pour la faire gagner la terre de Mizu no Kuni. Là il la laissa seule sur le rivage, lui soufflant son regret infini à l’abandonner, mais il versa une bonne larme en l’envoyant vers Kirigakure. Elle reprit donc son périple, seule, dans la brume maléfique de ce nouveau monde.

      Elle erra encore quelques temps, écumant d’une présence fantôme le pays, infectant le pays en faisant courir une rumeur dans ces petits villages simplets où elle s’arrêtait. Une rumeur disant qu’une étrange enfant maudite amenait le malheur sur ces terres, alors de Kiri vint une escouade d’anbu. Ceux-ci la trouvèrent assez facilement. Seulement le charme de l’enfant fit s’éprendre d’elle une de ces élites. Il la prit dans ces bras et s’enfuit avec ces comparses vers le village caché de la brume. Là ces trois ninjas l’emmenèrent au palais du Mizukage. A l’époque, il y a bien 14 ans avant nos jours, Yagura de la brume sanglante siégeait au pouvoir. La rencontre de ces deux monstres aurait pu faire que Samui devienne une arme future, mais elle resta impassible et muette devant le monstre qui lui faisait face. Son sang bouillonnait à l’envie de l’étriper plus tard mais elle masqua ses pulsions. Alors l’homme miséricordieux fit décret, et l’anbu la prit en son foyer. L’adoptant et lui donnant le nom de Nolan. Puis la séance d’audience fut terminée et Samui eut un sourire malsain en partant, nourrissant dans l’ombre un désir profond de carnage contre cette nation. Voulant déjà la voir réduite en cendres.

      Puis vint le détour en ce foyer rongé de toujours, le mal venait s’y installer pour le purifier plus tard. Samui en digne fille gentillette, s’insurgea et fut sage en ce premier jour. Elle se présenta maigrement, de son seul patronyme, ces origines non dévoilées mais jovialement jetées au feu. Elle faisait peine à voir, drapée comme un manant des rues, un simple tissu couleur et senteur vomit sans peau chaude, un corps frais et pale. L’enfant laissait voir une fausseté de son être méprisable, une mine douce et gênée, cordialement elle tissait sa toile du mensonge aberrant pour embourber ces êtres stupides au marais. Le père la poussa un peu de sa main dans le dos de la jeune fille pour qu’elle s’avance vers ce foyer au combien délicieux pour d’autres. Une bonne mère bienveillante et trois enfants. Deux turbulents et agaçants qui lui rappelait Budy et sa bande de pleutres. Des vermines justes bonnes à cracher et briser des rêves d’enfant. La rosette sut au premier regard qu’elle les massacrerait avec les plus grands supplices et sans vergogne. Cependant elle réservait autre chose au 3e enfant, un garçon de son âge. Lui était si calme, presque effrayé par elle. Elle se dit qu’il serait un pur délice de le soumettre. Elle officierait avec douceur dans son plaisir pour le tuer celui-là. Et elle n’alla que vers lui pour fraterniser, et comble de bonheur il était muet. Elle pourrait donc se déchainer au sépulcre sans qu’il ne puisse lui cracher le moindre mot. Elle prendrait donc son temps pour lui abréger le malheur d’existence. Quelques jours passèrent et elle suivit les deux andouilles beuglante à l’académie du village, elle n’avait pas encore 7 ans mais elle possédait une chose possiblement unique en ces lieu. Le kekkei genkai du hyôton. Seulement elle ne l’avait jamais éveillé donc elle aurait du mal à s’en servir. Elle voulait être tranquille sur ces bancs d’école, mais ces garnements attirés par sa beauté ne cessaient d’affluer. Alors elle s’obligea à leur renvoyer le masque de bonté. Gagnant renommée et admiration de ces camarades dégoûtants.

      Elle ne s’ennuyait pas trop en cours puisqu’elle ne savait rien, alors naquit sa lubie insatiable de savoir. Elle avait depuis toujours ce pêché mignon, car elle aspirait tant à comprendre l’homme, cette bête à terrasser. Mais attention d’un savoir utile. Aussi elle dépassa les attentes de tous, ravissant le monarque démonique (Yagura) qui lui fit passer le test du genin. Là elle se livra à cœur joie à démembrer et massacrer la meute de vermines faiblardes. Elle éveilla le pouvoir de la glace lorsque son adrénaline s’insurgea en extrême à sa pensée. Le frisson du danger, remettant en cause son existence la poussa à réveiller le sang de démon. Et elle balaya la vie de ces imbéciles avec un blizzard de givre invoqué. Ceci l’épuisa mais avec un kunai elle égorgea tous ces misérables pour ravir dans l’urne sanglante la coupe du souverain. Elle fut promue à l’âge de seulement 7 ans. Seul le Mizukage demeura au courant pour le potentiel de cet enfant terriblement sauvage si réveillée. L’affaire du carnage fut étouffée et elle rentra chez elle sans révéler son exploit belliciste. L’avenir tissé par elle se déchirerait bientôt. Et elle retourna à l’académie pour s’y ennuyer, et lorsque tous avaient le dos tourné, elle s’entrainait à l’art de la maîtrise de la glace, mais elle n’y parvint pas vraiment. L’exploit de son éveil serait ardu à réitérer. Alors pendant les 3 années qui suivirent, à sa sortie de l’académie, elle se forgea un style de combat étrange. Jouant sur la fluidité et la grâce d’une danse. Mais l’affaire était mortelle, sa danse du sépulcre révéla ses talents d’assassin et le conseil du démon Yagura la nomma chûnin, l’envoyant seule en mission d’espionnage à travers le pays. L’enfant démon se forgeait une réputation excitante pour le démoniaque monarque. Samui devenait son arme.
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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 6:43


      Chapitre 3 : Hurlement de vie – Silence de mort

      Enfin le bon jour pour mourir, le jour du soulèvement des 7 épéistes, ces autres démons qu’elle avait pu apercevoir à peine. Elle aurait bien voulut les accompagner dans leur quête sanglante, eux au moins pouvaient s’amuser ... Ainsi Samui avait 11 ans environs lorsque une étoile finit par reluire carmin avant que le soleil ne se lève d’une aube rouge, teintant en ce jour la brume d’une radiance vermeille. Ce spectacle au réveil la rendit agitée. Le début des festivités allait sévir, et elle pourrait s’en donner à cœur joie, depuis qu’elle attendait pour s’exalter au carnage du monde. Bref la jeune fille se leva, nouvellement chûnin, en secret elle le retenait et ne devait le révéler à personne. Aussi la seule chose qu’elle pouvait démontrer était son art unique et délicieux de la danse. Ironiquement ces mouvements doux et gracieux l’enjolivaient encore, fondant un masque en acier inoxydable à leurs mentalités imbécile. Cette famille adorait les représentations improvisées mais délicieuses de l’enfant, ainsi personne ne verrait en elle son extrême vérité, cette machine à tuer sans douceur. Mais ici elle n’avait pas lieu d’assassina, seulement de mouvements chorégraphiés très légers et harmonieux. Ceci ravissant ses gents et faisant frémir l’enfant autiste qui lui pouvait ressentir la malveillance à l’œuvre. En ce jour de réjouissance, on fêtait la nomination cinglante des deux mômes crédules et malingres, mais c’est seulement parce que Samui les avaient aidés qu’ils étaient rentrés sain et sauf. Et pour une fois elle ne tua pas trop, juste le nécessaire à écarter.

      Et tandis que les parents félicitèrent leurs enfants, Samui ne se sentant tellement pas concernée, ils partirent en mission tandis que la démone planifiait un égorgement festif. Elle s’entraina gaiement avec eux pendant cette journée, leur montrant sa suprématie pour les affaiblir. Enfin avant le soleil couchant, là elle aida la jeune sœur, plus assommée que son frère à gagner leur chambre. Elle referma lentement la porte pour geler la serrure, ensuite avec un toisement diabolique et d’un sourire carnassier la démone frappe dans le dos le garçon pour le projeter contre le plancher. Sa face s’écrasa brutalement, il dut se casser une dent et le nez. Samui laissa frémir la jeune fille ployant au chevet de son frère, mais les deux larves ne pouvaient plus rien tenter. Ils étaient seuls et si faibles. Elle tenait leurs misérables vies larvaires au creux de sa main. Alors se ventilant avec un éventail noir en acier, elle s’approcha d’une démarche ample et laissant la peur dévorer les esprits jumeaux des terreux. Samui Cessa de se ventiler et pencha son buste en avant pour embrasser le garçon qui fut parcourut d’intenses sueurs froides, le figeant dans l’acte sans sauveur pour la démone. Celle-ci au même moment trancha la tête de la sœur avec son éventail. Le corps devenu cadavre s’exalta en fontaine sanglante qui jaillit dans sa chute. Elle se retira pour éclater de rire et démontrer toute son ignominie. La tête roulant avec des yeux écarquillés. Elle n’avait pas besoin d’user d’un genjutsu pour dévorer l’esprit du garçon, non la peur était si forte au cœur du crime qu’il devint pale comme un linge et se dressa des cheveux blancs. Elle l’acheva cordialement en modélisant une dague de glace pour le planter avec au ventre et le laisser être dévoré doublement, par la peur et le froid.

      Enfin elle laissa la mort emporter si lentement le dernier des frères pour sortir de la pièce en brisant la porte. Elle se laissa trainer les pieds dans le couloir du second étage pour gagner la chambre du pleutre autiste. Et ouvrant doucement sa porte elle avait une envie de chair, de sang et d’une hérésie encore plus exécrable. Elle fit grincer la porte avec lenteur et délectation du supplice de vision effarante qu’il engrossait pour elle. Samui s’infiltra silencieusement dans l’antichambre de l’enfer et elle le rejoignit au lit. Elle se dit que tremper la couche serait le plus grand des aphrodisiaques pour ses lubies démoniaques. Elle le chevaucha avec allégresse pour le paralyser en couvrant son corps de givre. Puis en en lui léchant le visage elle commença à lui taillader la poitrine pour en récolter la bonne coulure vermeille. Elle s’excitait au fur et à mesure qu’elle augmentait les assauts bellicistes de sa lame de glace. Alors elle fit disparaitre sa dague de glace pour lui hotter son caleçon tout en venant l’embrasser ardemment comme une chienne en chaleur. Elle alla jusqu’à l’acte qui engendre, et oui elle était mu par l’appétit sexuel. Même s’il n’eut pas de véritable saveur, elle prit un plaisir fou à violer ce pleutre. Elle l’usa et finit par s’en lasser. Bien épuiser de sa diablerie, et à la sueur de l’effort elle s’extirpa nue de la couche pour le tuer. Samui éclata d’un rire macabre, comme animée de démence par la pleine lune rousse au dehors, la nuit rouge de braise. La lueur du brasier citadin l’attira. Et elle exécuta le déchet humain en lui tranchant la gorge. Puis elle se rhabilla de son simple tissus miteux beige vomit.

      Elle alla frénétiquement à la fenêtre pour s’y agglutiner, le regard fou dans la vision du brasier. La cité en flamme l’amenant à l’osmose de sa démence, son sang bouillonnait à nouveau. Oh oui elle le savait, cette nuit laisserait un énorme bain de sang pour au matin teinter la brume de sang. Le délice de la senteur de cendre, de cadavres hurlant à la lune, et de destructions extrêmes, voilà ce qui la poussa à s’exalter en démone. Aussi elle alluma un départ de feu au salon pour presque jouir encore de sa démence. Et faisant dos au terrible foyer en flamme, elle le quitta pour faire disparaitre les traces de son crime horrible. L’enfant cruelle s’enfuit donc dans la rue, la pénombre éclairée en rougeur par les bâtisses en flammes. Elle s’était munie d’un petit arsenal pour elle aussi s’amuser. Elle alla donc vers les festivités pour non loin du drame de Yagura, placer des pièges avec des parchemins explosifs. Et en disséminant plusieurs, elle éclata d’un petit rire en entendant les détonations diverses de notes explosives posées au hazard dans la ville, bien masqués dans l'ombre. Elle entrait dans des maisons au hasard et tuait par-ci et par-là avec son style unique aux éventails sanglants. Seulement elle en vint à en avoir presque assez de faucher des vies pour juste tuer, la vermine si faible ne fit qu’appauvrir son excitation. Alors elle stoppa sa frénésie du massacre et de pyromanie pour trainer un cadavre dans la rue. Son crane sautait sur les pavés et se fracassait encore plus, elle trainait l’enfant par le pied. Là elle l’eut bien assez amoché et huma la bonne senteur de chair à peine brûlée, mais elle se lécha les lèvres à admirer la belle trainée sanglante sur le chemin menant à la bâtisse ardente.

      Elle laissa la jambe ployer à terre et elle se porta à genoux, enserrant sa victime déjà morte pour jouer les nécrophages. Elle lui redressa le buste et vint férocement lui arracher la chair du cou, pour la dévorer, oui la dévorer. Là alors que la démone croyait ne jamais rencontrer de fou, une ombre s’avança à elle, faisant à peine raisonner ces pas aux oreilles du fauve qui bourdonnaient. Elle ne rechigna pas à être interpelée. Et délaissant la bonne chair morte, elle relâcha sa prise odieuse pour que le corps se fracasse à nouveau, sa coulure vermeille se rependant à ses pieds, elle trempa une bonne main dans la marre pour en se relevant s’en repaitre. Et elle fit face à un choc qui raisonna en elle. Sa lueur diabolique carmine reluisant comme jamais. Un frisson intense lui parcourant l’échine, elle se lécha les lèvres pour paraitre comment dire, plus présentable. Elle avait un éventail déployé et l’autre attaché au poignet, longeant de son métal le bras. Elle avait une envie de meurtre primaire, elle ressentait une aura, non jumelle mais hautement chargée de poison. La diablesse qui lui faisait face, un ange noir, ou cavalier de l’apocalypse à l’œuvre de la cité en ruine, elle aurait put trembler pour une fois. Lui murmurant ces pensées véridiques et crapuleusement sincères pour une fois :

      « L’odeur de sang et de mort qui émane de vous m’est familière, non pas par ce stupide lien du sang, mais juste que vous êtes un démon vous aussi n’est-ce pas ?! Nous sommes pareilles, à la différence que je ne vous pense pas plus monstrueuse que moi. Hyôton - Fûsetsu no Kiai (Hurlement du blizzard) ! »

      Et l’enfant démoniaque n’attendit pas une réponse de la part de son hôte, elle abattit avec violence un coup d’éventail pour projeter un blizzard soufflant en tempête venu d’elle-même. Mais la bourrasque n’altéra guère la stature empoisonnée et elle éclata de rire en se relevant pour planter son regard vicieux en elle. A la lueur du défit de l’enfant belliqueuse, le phare de perdition plus vénérable lui répondit, cette femme effrayante lui rendit le regard éclatant diabolique. Et la grande démone lui rendit l’appel d’air, comme un retour de flamme, Samui se prit à se faire souffler par cette bourrasque enneigée plus puissante. Si bien que l’enfant vit le corps à terre s’envoler et s’écraser plus loin, cette femme était trop dangereuse pour Samui qui eut une légère sensation de peur et trembla en se reprenant après avoir été rejetée en arrière. Elle grogna un peu comme une bête poussée vers ses derniers retranchements et elle remarqua avec stupeur que le vent glacé avait éteint les brasiers de la rue. Là elle lui fit affront d’un regard haineux et cette femme la menaça sordidement de la pointe de son sabre sur un ton narquois.

      Puis la grande démone, comme jalouse d’avoir la némésis aux trousses, elle fondit au pas de course vers l’enfant qui aurait voulut la tuer. C’était le temps épique d’une bataille si tendue, les rires harmonieux de la folie faisant écho à chacune se mêlèrent dans leur danse d’étincelles aux lames, mais la dame ombrage était d’un niveau écrasant. Samui ne put vraiment endiguer les assauts de cette créature trop imposante, et au cœur des entailles un peu partout sur le corps, pas bien graves mais assez déplaisantes, la femme désarma Samui en faisant voler ces deux éventails d’acier. Puis elle la prit à la gorge et la saisit tel un trophée, pour lui donner à sentir tant le goût amer de la défaite que la suprématie d’une seule. Samui n’avait pas peur de la mort, et elle ne pensait pas un mot à la brutale strangulation. Mais la pression frétillante de la poigne de cette cruelle maitresse se fit sentir et elle grogna encore, la défiant encore et toujours.

      << Un démon ? Moi ? T'es marrante petite ...>> Cette véritable malade secoua violemment Samui qui pendouillait dans l’air à s’en rompre les cervicales, puis elle rapprocha leurs deux visages à quelques millimètres l'un de l'autre. L’enfant pouvant mieux sentir la puanteur jumelle de l’autre créature infernale, un délice vomitif. << Plus monstrueuse hein, ... ? Tu me fais rire gamine mais tu n'es pas encore à vingt ans de me battre sur mon propre terrain ! Tu as des progrès à faire en Hyouton, si tu veux un jour avoir une chance de m'avoir à ce jeu la ! Je suis Byakuroku, retiens ce nom, retiens le ! Un jour qui sais tu voudras peut-être me montrer ce que tu sais ...>>


      Et on ne sait pourquoi, la dénommée Byakuroku la reposa à terre et Samui se calma. L’enfant alla retrouver ses éventails gisants à terre, éparpillés dans la ruelle puis lorsqu’elle se retourna, la démone vénérable avait disparue. Samui s’enfuit à son tour, elle feint la faiblesse et alla s’échouer plus loin, s’étant brûlée exprès pour faire crédible. Ainsi elle échapperait à toute accusation, serait traitée en tant que victime et elle aura pu s’amuser en plus de manipuler le système pour le détruire. Cependant on déplora au petit matin, au retour des parents ANBU Nolan, que la petite démone fut rendue à la liberté, l’hôpital étant horriblement agaçant. Et la suite, c’est qu’elle inventa un énorme mensonge, mettant sur le dos de Byakuroku le meurtre des enfants de la famille Nolan et la tentative d’assassina de Samui. Puis le village se remit lentement, on jugea les criminels disparus en tant que déserteurs à pourchasser et tuer. Et une rancœur tenace avait pu voir le jour à l’encontre de Byakuroku. Mais c’était une excitation que de vouloir la retrouver se dit-elle. Samui engrosserait sa puissance pour un jour la traquer et peut-être la mettre à terre, la terrasser et la tuer ...


Dernière édition par Samui Nolan le Sam 28 Juil - 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 6:44


      Chapitre 4 : Déchiqueter sa famille

      La hargne du père, Kubo Nolan prit une telle ampleur qu’il en avait perdu le sommeil. Cet homme autrefois si sage et bon avait changé, mais ce n’était pas ces horribles missions ou la présence d’un démon voilé sous son toit qui l’avait défiguré. Non Samui comprit dés lors que le cœur des hommes avait une faille énorme à exploiter, et dès lors elle ferait du chantage dans ses meurtres familiaux. Elle attendit de fêter son 12e anniversaire pour s’immiscer au plus prêt de cet homme abattu par la grande perte, elle le voyait telle une ruine qui pourrait s’écrouler sur d’autres et elle se dit qu’elle allait le manipuler pour qu’il s’achève comme cela. En détruisant pour le bonheur d’une angélique trop éprise de ses lubies exécrables. Elle attendit ce jour où la mère alla se recueillir au cimetière improvisé pour sa progéniture ensevelit en fausseté. Des tombes à valeurs purement symboliques, sans corps sous le sépulcre, justes bonnes au recueillement. Samui trouvait ce geste bien imbécile, les disparus avaient mérités de disparaitre à ces yeux mais elle jouait l’hypocrite et faisait mine de compatir. Seulement en ce jour bien morne où le ciel laissa choir une flopée de larmes, le temps était bien laid, et l’enfant à peine en éclosion alla trouver Kubo. Elle agit avec parcimonie et facétie lubrique, se servant de la haine de l’homme pour le manipuler, Samui séduit le cœur pourrit pour en obtenir de lui une aide pour accroitre ses pouvoirs de façon exponentielle. Elle lui souffla de si doux mots, lui narrant que la vengeance ne serait plus un rêve mais une réalité s’il la prenait avec elle. Là il devint fou et la saisit par le col de sa chemise pour la plaquer violement contre un mur, le regard attisé par la fureur de mort. Et elle restait douce et joviale, couvrant de givre son bras pour lui révéler son niveau de maîtrise. Il n’en revint pas.

      Alors il balbutia des inepties en se calmant, un peu effrayé par ce talant mais surtout envieux d’accepter son offre. Il clama une acceptation raisonnante qui fit remonter un grondement des entrailles de la bête, et étouffant un petit rire enfantin sous l’œil d’un frêle éclat diabolique, elle lui hotta l’emprise de glace. Il la reposa lentement à terre et lui prit la main pour l’emmener dans le jardin de leur nouvelle maison. Là Kubo se demanda ce que sa fille adoptive lui avait tant caché, quel niveau était le sien, et quels seraient ces plans. A cet homme elle pouvait dévoiler quelques secrets comme son grade de chûnin ou son origine sacrée venue de la terre de Yuki no Kuni. Ces pauvres informations ne la mouilleraient pas et puis il avait tout intérêt à ne rien dévoiler car elle ne l’aiderait pas à se venger. Ainsi ils s’entrainèrent, il fut un bon professeur, un peu coriace vue son niveau écrasant, mais elle se défendait bien avec ces dagues de glaces. Ne voulant pas dévoiler son art mortel, la Danse du Sépulcre avec ces armes, les Couperets Gracieux. Elle restait prudente et développa un excellent jutsu pendant ces trois années d’entrainements et de missions trépidantes. Alors vint un grand jour, une mission capitale témoignée par le mizukage en personne, l’annonce de ce commandement excita la bête en sourdine. La famille Nolan au complet épaulée de Samui devrait traquer un fieffé mécréant semant le chaos sur les rivages du pays. Elle se moquait de l’affaire cependant à entendre que ce renégat était un puissant déserteur, elle se lécha les lèvres, attirée par la puissance. Mais c’est bien sur la révélation de la possession d’un trésor de la nation qui la combat de jouissance. Nuibari la terrible épée légendaire, Samui su qu’elle en deviendrait la maitresse et qu’elle écarterait tous les autres pour cela. Avant le départ, Samui n’eut d’autre choix que de prendre le pied de guerre. Enfilant son corps merveilleux et doué de tant de formes dans son kimono si élégant, elle glissa dans ses manches ces éventails d’acier noir, démontrant son sérieux et son engagement total. Samui avait 15 ans, était magnifique et désirable, mais surtout un terrible jônin de Kirigakure.

      La troupe de traqueurs partie donc à l’aube, seulement Kubo le père, Rukia la mère et Samui la fausse fille. Ironiquement, la mère excellait en fûton, le père en suiton, on aurait pu en rire qu’au mariage de ceux-ci naquit le hyôton. Le périple dura facile la journée pour se rendre de l’interland jusqu’à la côte maritime désignée. Au moins cet imbécile de mécréant fut des plus simple à trouver, la troupe en hardi de la belle n’avait qu’à suivre les flammes des villages pillés. La piste donnée par quelques villageois sauvés des flammes leur permis de trouver le dernier lieu de sauvagerie. A nouveau un village côtier. Samui s’arrêta à l’entrée du village, en haut d’une petite colline elle siégea un fugace instant, comme enivrée par le tableau de couleurs saisissantes. Elle se délecta des cris atroces qui retentirent et s’évadaient de la bouche du village puis elle bondit et suivit les deux anbu. Ils grimpèrent sur les toits pour s’enfoncer dans le domaine, discrètement. Ayant convenu qu’elle ferait diversion. Là la beauté épineuse se porta toute silencieuse dans l’ombre du dos des forbans. Elle laissa les maisons pillées pour aller trouver le chef de la mauvaise troupe, un grand homme tout aussi effilé que sa lame. Et qu’elle beauté raisonna au cœur de ses yeux groseilles fondantes, la démone avait le cœur battant la chamade, l’haleine boursoufflée, son sang bouillonnait au commandement de s’emparer de ce trésor. C’est comme si une pulsation jumelle d’attirance se renvoyait de Nuibari à Samui et vis-versa. A tel point qu’elle frémit et se lécha les lèvres en redoublant l’aura de mort planant déjà, la lueur de son regard devint écarlate, elle avait soif de mort. Alors profitant de l’effet de surprise elle laissa grandir peu à peu son aura chargée de poison pour faire trembler ces larves dont seul le chef ne tressaillait pas. Lui aussi redoubla l’excitation par une cordiale démonstration de son maniement de la lame sacrée.

      La démone laissa glisser de ses longues manches voilant ses mains, ses éventails tranchant l’acier même. Mais elle fit également, étrangement aussi, rigueur cérémoniale de démonstration. Portant l’élégance et la grâce dans sa danse au combien fluide. Provoquant de ce fait ce qu’elle attendait, l’orgueil de l’homme au cœur de son rire éclaté. Il se prit au piège et c’est ce défaut de compréhension qui le mènerait à sa perdition cruelle, car la démone démontre toujours au dernier mouvement qu’elle n’est pas faible mais une manipulatrice de génie. Elle prit une pose finale pour se démarquer, bien droite, un éventail devant le visage voilant le visage de la bête. Et c’est là qu’intervinrent les parents, lançant en leur union un puissant jutsu destructeur pour balayer la bande de pillard et repousser Eirago Kizaru vers l’eau. Samui avait tout calculé, elle se dit que s’il croyait avoir l’immense avantage d’être sur l’eau, son orgueil le pousserait à baisser sa garde. Alors écartant des survivants furieux et bellicistes, Samui trancha avec ferveur et d’une éclatante fraicheur ces misérables. Pour gagner l’onde, laissant les anbu exterminer les forbans. Elle pourrait ainsi en s’aventurant sur le lac, mettre à exécution les derniers câblages de sa machination. Et il dut vouloir la tester, car il créa un Suiton – Mizu Bunshin. Là elle rentra un éventail dans sa manche pour accourir frêlement au clone pour parer de son dernier accessoire meurtrier la lame vive du personnage qui éclata de rire. Là aiguisant un petit sourire angélique elle apposa sa paume libre sur le ventre du clone pour le geler intégralement et le briser en une pluie de glace pilée de son éventail. Puis elle voila à nouveau sa face amusée et narquoise pour d’un petit rire l’espérer provoquer. Autant dire qu’il crissa légèrement des dents et s’empourpra d’un rictus d’irritation et d’une veine prête à éclater aux tempes. Là il composa des mudras qu’elle copia habilement d’une seule main, ceci parut effrayant comme vitesse d’exécution. Et chacun écarté d’une bonne distance fit naitre sa chose. Suiton – Suiryuudan no jutsu. Les deux dragons s’élancèrent pour en se frappant s’annuler et laisser retomber une fine pluie qui allait encore tourner à l’avantage de la belle. Elle garda son éventail déployé tandis que l’homme furieux et plein de hargne voulut en finir. Suiton - Kirigakure no jutsu. Là tandis que le brouillard se levait et qu’il clamait sa victoire, elle se rabattit en arrière pour en ressortant son deuxième éventail laissé découler un bon rire. Elle battit de ces ailes noires pour lancer sa technique secrète, Fûton - Arashi Kyôdai (ouragan jumelé). Ainsi elle souffla d’un coup uni pour mêler ses deux bourrasques (=Hayate) jumelles pour les unir et déchainer un véritable ouragan pour en un fugace instant souffler avec grande violence la brume et lacérer le corps de l’homme projeté au loin.

      Elle s’approcha en ayant rentré ses armes, elle fredonna une comptine d’enfant en gagnant avec une lenteur effroyable la dépouille à peine vivace du renégat. Il pouvait trembler, flottant à peine dans son état de radeau disloqué. Elle vint à gagner le chevet du mourant pour lui faire grâce de l’extrême onction, venant couvrir d’une frêle paume sur son torse dénudé, un linceul de givre. Cette rude froideur lui rongea les plaies déplorées en multitude et il hurla à l’agonie indéchiffrable. Le dernier hurlement de l’homme rendit une enflure verbale pour maudire la démone qui lui dévoila son vrai visage, hideux pour l’achever. Elle lui arracha Nuibari des mains pour lui planter à la verticale dans le ventre, et triturant ces viscères elle éclata d’un rire si macabre qu’il en raisonna bien entendu jusqu’au village frémissant. Puis elle acheva enfin l’immondice déchet, retirant la lame effilée pour tel un dar de frelon lui transpercer la gorge puis le laisser flotter là, bon à nourrir les requins. Elle s’en retourna au village, avec cette épée qui vibrait dans sa poigne de fer, dans l’autre main, elle tenait ce long filin d’acier. Et tandis qu’elle regagnait le rivage, lentement, perdant ses pensées dans son approche de sa nouvelle arme. Elle voulait en devenir maîtresse absolue et écraser la renommée de l’ancien épéiste qui la maîtrisa, elle voulait bien sur parler de Kushimaru Kuriarare, un de ces démons qu’elle aurait voulu côtoyer mais ils disparurent cette fameuse nuit d’incendie. En s’insurgeant à nouveau dans la cité en flamme, elle sortit de sa transe de symbiose pour transpercer un imbécile qui voulut l’attaquer depuis les airs et elle le jeta dans la ruine d’une bâtisse calcinée. Puis elle soupira. A son goût les parents étaient d’une lenteur affligeante en tant qu’anbu pour exterminer cette poignée de misérables pirates. Pour elle, il était dès lors impossible de laisser ces incompétents en vie. Et elle rit à l’étouffée d’une manche en pensant la macabre scène qui va suivre.

      Alors elle ne rechigna pas vraiment à aider ces inutiles parents, elle en profita pour découvrir les limites de sa nouvelle arme, qu’elle pouvait utiliser tel un grappin ou même un javelot, oui elle l’empoigna comme tel et le lança au loin sur un fuyard terrorisé qu’elle transperça et ramena à la force de ses bras. Le corps hurlant fut trainer dans la boue et elle avait ce sourire carnassier en le ramenant vers sa mort. Se délectant de ces nouvelles tortures et jeux cruel qu’elle allait mettre au point. Après un petit temps, le crépuscule ayant déjà laissé place depuis presque une heure à la pénombre totale, non la lueur du brasier éclaira les crimes de la démone. Mais il était justifiable de par sa mission de tuer ces vermines alors les parents ne rejetèrent pas le blâme. Après en avoir finit avec cette affaire, ils prirent la route du retour mais ils durent s’arrêter pour la nuit dans une petite auberge de campagne, perdue dans les bois. L’environnement propice à un double parricide ... Elle les laissa s’installer puis dans la douce nuit où ils gagnèrent le repos, elle alla trucider proprement en étouffant les cris d’animaux des gens de l’auberge. Puis elle mit la grande salle sans dessus dessous avec un vacarme qui réveilla en sursaut les Nolan. Elle ravagea cordialement le terrain pour préparer son piège, elle tenait Nuibari et avait enroulé le câble bien haut à une poutre puis elle l’avait laissé former au sol une zone en cercle pour attirer ses proies. Les parents affolés se rameutèrent et bêtement ils marchèrent dans la zone, là elle tira un coup sec sur le filin qui se resserra et prit au piège des pauvres papillons trop crédules. Unissant dos à dos le mari et la femme, les serrant plus fort qu’une charcuterie. Samui se rapprocha du centre de la pièce, elle rit à voir ces insectes enserrés et souffrants. Et elle n’avait aucun scrupule à réduire la nouvelle vie à néant, oui la mère était à nouveau enceinte.

      La mère hurla pour la vie à gracier de son enfant et le père dirigea sa haine ardente contre Samui qui éclata de rire, elle leur révéla l’atroce vérité, le meurtre des jumeaux et le viol sauvage de l’enfant autiste. Ceci fit craquer les nerfs de la mère qui fondit en larme, détachée de la réalité par l’horreur du supplice de vie. Kubo lui se saigna en se débâtant, clamant son envie intense et folle de vengeance contre Samui. Puis elle en eut assez, elle bondit et transperça les amants aux ventres pour les laisser pendre là et mourir dans l’écoulement de la vitalité vermeille. Et la démone laissant la boucherie suspendue, elle en récolta sur son visage la sanglante rosée, dansant sous le crime, une mélodie macabre lui trottant dans la tête. Le grincement provoqué par le balancement du câble la rendit folle à tel point qu’elle bondit pour s’y agripper. Les deux cadavres à peine en vie, larmoyant, ne pouvant échapper à cette fin exécrable. Elle dévoila son visage de démon fou et envieux de chair au père, pour lui dévorer sauvagement le cou, arrachant de don lambeaux de derme, léchant ensuite le sang gouleyant. Ensuite d’un filet de sang aux lèvres, elle passa à la mère, se suspendant la tête à l’envers pour lui faire le dernier mal. Elle retira l’épée qui pendit dans le vide, et Samui enfonça avec virulence un bras dans l’utérus de la mère pour tout broyer. Lui triturer le fœtus mort et la dégoûter de cet acte fétide, provoquant vomissure. La démone fit de la vie larvaire une immonde marmelade qui en retirant son bras, s’échappa de la bouche à vie. Là elle se laissa choir dans le vide et cracha au sépulcre de mort-né. Elle relâcha son étreinte sur le câble et tout s’écroula, la poutre laissa frotter vivement le filin sur le bois et les cadavres empêtrés virent s’écraser au plancher déjà devenue marre vermeille.

      Elle rappela le câble à elle et partie de l’auberge en y mettant le feu pour effacer toute trace de son crime. Peu à peu alors qu’elle s’enfonçait les pieds dans une côte boueuse, elle fredonnait sa comptine délicieuse de jadis, se laissant appeler par la mère partie, oui elle y retournerait à Yuki. Mais avant elle se mutila un peu le corps, les cheveux en bataille, l’habit passablement déchiré et l’air fatigué en fausseté. Elle prit son temps, tranquillement pour revenir à Kiri et gagner la bonne audience au palais du mizukage. Là elle fut entendue sur l’horrible mensonge, comme quoi les parents avaient été tués par ce monstre d’Eirago et qu’elle avait réussit à le tuer pour lui voler Nuibari et revenir triste. Voilà qu’après le long discours, elle formula la bonne demande, et elle pu garder l’épée sacrée. En plus elle fut même promue à tout jute 15 ans au rang d’anbu. Elle attisa la fierté du conseil et puisque tous croyait en sa dévotion et bonté, personne ne fut contre sa nomination en grade. Et en partant elle laissa reluire dans l’ombre ses yeux fous ...
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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 6:45


      Chapitre final : Le dernier voyage, traque ou vengeance ?

      Peu de temps s’écoula sur la coulée de sable du grand sablier, et Samui s’ennuyait ferme malgré qu’elle ait en sa possession un véritable trésor. Elle ne pouvait guère s’en servir pour se gorger de sang, alors elle fit acte d’audace et demanda une permission de sortie du village pour une longue durée. Pour se parfaire. Le conseil et la haute instance le lui accorda et elle nourrit le songe machiavélique de réaliser un véritable carnage. Alors s’en retournant à son donjon, son habitacle niait situé dans une des plus hautes tours du bourg embrumé, elle se prépare cordialement. Elle se met à nue, laissant voir par ces fenêtres aux stores relevés sa beauté si diabolique. Une angélique effroyablement hérétique. Samui enfile son yukata blanc cendré, celui qui scie à son message de mort. Puis elle noue à ses poignets deux notes gravées d’un sceau d’incantation de kenjutsu. Car même si elle glisse son jeu d’éventails d’acier blancs dans ses manches, elle prépare toujours ses autres sets d’armes. La démone enfile donc quelques menues bandelettes à ces poignets pour voiler les notes. Puis elle enfile des chaussettes en soie fine et blanches puis elle chausse ses zori. Enfin elle se coiffe de ce bouffant et atypique pot de chambre qui suscite la drôlerie dans les regards. Elle se sait enfin prête et elle part d’une ferme décision implacable vers le champ d’horreur. Le pied de guerre, il foule le plancher de sa demeure qui tremble de sa pression relâchée. Elle laisse reluire dans l’ombre ses iris bellicistes et elle rit d’un bon sourire carnassier. C’est enfin l’heure se dit-elle.

      Le plancher craque sous son piétinement impérialiste, la démone s’inscrit à nouveau dans toute la noblesse qu’elle laisse paraitre avec sa bonté, non pureté. Shiroikisaki c’est par ce nom qu’on devra l’appeler à son retour. En attendant elle sonne le cordial au revoir à cette partie, qui n’est pas la sienne, elle n’en a pas. Ainsi Samui s’évade du donjon et marche simplement dans ces rues qui ne se dépeuplent pas à son passage, plus d’un est émerveillée par la douceur hypocrite affichée sur son visage, mais ces gens aiment un masque et non une vérité. Pour la démone il n’y a qu’une seule vérité en ce bas monde, c’est la mort. Car toute vie s’engage dès sa naissance sur ce chemin de la perdition, mais à la lueur de ce dernier voyage Samui n’aura pas peur. Car elle sait que la peur et tout état d’âme est réservé aux faibles, aux perdants qui tombent sous sa lame. Et pour une fois elle ne flâne pas dans ces ruelles pour affranchir un sot de sa pitoyable existence, non elle avance d’un pas monacal et déterminé vers l’entrée du village. Elle ne prête pas attention aux gardes et franchit le seuil du bourg pour relâcher une pulsion meurtrière un instant. Samui sait en cet instant qu’elle se livrera à une véritable boucherie à son retour, elle veut reproduire cette nuit là de ses 11 ans. Elle veut retrouver cet état d’excitation extrême et cette orgie démoniaque qui ne veut plus s’éveiller. Tout ça à cause de cette femme, cette démone, Byakuroku.

      Son périple de marche ne dure que peu, en pleine course élancée la bien jeune anbu gagne l’extrême du territoire. Elle trouve son bonheur sur une petite côte, un petit village de pécheur où elle se rappelle son débarcadère à l’âge de presque 7 ans. Elle s’immobilise un fugace instant sur le ponton et devient sujette à une hantise de délice, cela ne lui fait pas mal mais elle ne ressent rien. ◄Elle se revoit ce fameux matin, la barque du chef du village est là et la petite descend. Elle tient la main du grand homme qui aurait pu être son père, lui l’ayant voulu du reste. Elle traverse avec lui le ponton qui craque sous ses petits pieds de jeune pousse et il lui lâche la main. La petite n’est vêtue que d’un tissu lui couvrant le tronc et rien d’autre. Un lambeau de rien couleur vomi, c’est navrant. L’homme se porte à genoux devant elle, il lui apporte micro secousses aux épaules fragiles. Car il campe ses mains puissantes pouvant la broyer à ses épaules, l’homme est en émoi, non plutôt en déchirement. Il verse de cruelles gouttelettes cristallines qui s’éclatent aux pieds de l’enfant. Mais elle ne souffle mot au sanglot qui sonne creux dans son esprit. Enfin le chef renégat l’étreint de son amour paternel si fort et elle croit se disloquer. Sur le fil de l’instant elle montre les crocs et le regard diabolique étincelant mais elle le tue pour rester bonne et elle s’adonne même à la comédie dans une petite mine triste. Enfin il la délaisse sur la berge de sable et s’en retourne à son rafiot de fortune pour en reprenant la mer à la force de ses bras, la saluer d’un adieu si juste. Et comble de l’hérésie l’enfant lui rend grâce d’un battement de bras en accourant au ponton. Elle lui crie même remerciement, avec douceur.► Mais voilà que s’achève la vision, Samui sent le mirage se déchirer et se volatiliser. La vision de son soi enfant disparait en dernier après l’avoir traversé, le visage odieusement déformé et la nature de démon révélé. Là Samui soupire, elle se dit qu’il est venu le temps d’accomplir ce vieux dessin, celui de retourner sur cette terre de glace et de la teinter de la bonne coulure vermeille.

      La majesté blanche traverse fantomatiquement ce ponton délabré qui craque et pourrait l’agacer, enfin si elle souffrait du mal humain qu’est le cœur. Elle s’installe dans une barque et prend les rames pour s’y essayer, trouvant amusant l’effort sans sa musculature de diva. Elle se prête don c au jeu mais en quittant le port, elle se laisse dériver lentement dans la brume côtière et soupire en jetant les rames à l’eau. Là elle laisse glisser de ses manches ses éventails et elle les trempe dans l’eau, de chaque côté latéral à la barque. Et elle produit un souffle de fûton sous la surface, Hayate Kyôdai qui propulse l’embarcation à toute vitesse et déchire le grand flot avec la brume. Samui retire rapidement ses mains de l’eau et range ses éventails dans ses manches. Là elle baille un brin à l’étouffé. Il fait nuit puisqu’elle est partie aux aurores du village. Alors la demoiselle s’assoupie dans la barque qui après quelques minutes de trajet éclair reprend son calme et dérive vers la terre de Yuki. Avec le temps passant la nuit se veut vraiment fraîche, une fine couche de givre la recouvre et elle ne se réveille toujours pas. C’est alors que terre est en vue, le petit port de plaisance du village d’antan. Et la barque de la belle vient s’échouer sur le rivage, elle se tire de son sommeil à cause du fracas des vagues sur la coque. Elle se lève et sort de l’embarcation pour poser pied sur la plage, là elle s’étire et respire l’air pestilentiel de ces humains qui siègent non loin. Elle s’évade dans une démarche alambique et sillonne la plage pour grimper la petite colline aux premières neiges du pays. Là le vent bah son plein et manque de faire s’envoler sa coiffe qu’elle retient d’une frêle main. Elle distingue le village.

      Elle se déporte silencieusement vers ces remparts, car depuis le temps le camp de reclus est fortifié, d’immense palissades en bois très dense sert d’enceinte de protection aux maisonnettes et cabanes du bourg impur. Ainsi elle se rendit aux portes du village, fermées et bien lourdes. Elle s’éclaircit la gorge et le vigile braque sa lumière sur elle, elle se protège les yeux avec une main. La vigie l’interpelle d’une voix criarde, le souffle court d’un vieillard à la gorge rongée par la morsure du vent du nord. Il lui demande la raison de sa venue, mais elle la rôdeuse des terres en putréfaction, elle ne souffle pas mot. Et c’est alors qu’une alarme archaïque retentit, de simples coup de marteau sur une plaque en fonde faisant office de gong. Ce vieillard tout fripé et gelé dans son manteau en fourrure viking en appelle à la garde. Autant dire que le ramassis de quelques briguants armés maigrement débarque, les grandes portes de la citadelle de bois s’ouvrent en coulissant dans le mélange de boue et de neige. Les portes de bois sont lourdes, les remparts du fort le sont bien plus, des arbres taillés en rondins piquants, immenses et émergeant de la nacre pure du sol. Un corps de soit disant élite se présente à elle, d’une vision d’ombrage où elle ne décèle pas vraiment ces visages, elle est toujours aveuglée par le spot de la vigie. Là un grand homme s’avance, un véritable colosse avec un charisme fou. Elle déclique sur son identité et se ravit un sourire doux en fausseté. Lui se porte jusqu’au feu de la rampe et la prend dans ses bras, la belle et délicieuse créature lui fond au corps appétissant. Elle répond frêlement à son étreinte et feint un épuisement du voyage. Il lui souhaite néanmoins le chaleureux accueil.

      Il lui prit la taille et la guida sur le seuil boueux de l’entrée, là ils dépassèrent le palier pour s’enfoncer sur la grande place où jaillit un grand feu comme jadis. Le cortège de forbans dépose les armes et elle gagne sans encombre, avec l’appui du parent, la bonne vieille cabane. Au fin fond du village, sur la droite, aussi banale et vieillotte que celle des autres citadins. Le plancher craque encore sous ses pas légers d’enfant, son poids plume même au corsage généreux foule avec douceur ce petit coin de paradis. Et au détour de la chambre à couché elle fige son regard éperdument troublé, mais est-ce véritable ? Le vieux héros la laisse dans son petit chaos intérieur pour la laisser s’installer et vaquer à d’autres occupations. Elle en profite pour déposer sa coiffe sur la pointe d’un dossier de chaise dans la salle à manger. Et elle revient à pas de loup pour s’assoir confortablement dans un fauteuil en cuir, en face du lit où repose le beau prince. Elle s’endort peu à peu, baillant en douceur, et se laissant glisser avec lenteur dans les bras de Morphée ... A son réveil, l’aurore fredonne à ses oreilles un délice, elle sent qu’on l’appelle. Sa tête repose doucement contre son épaule et elle rouvre avec naïveté ses groseilles fondantes. Et qu’elle stupeur la saisit à la gorge sur le fil du silence révélateur, cet homme, ce beau jeune homme se tien là. Elle fait un bond dans sa poitrine et se lève de la couche, légèrement en sueur, pour joindre ses mains contre son cœur et se reculer vers la pièce principale. Comme effrayée par la splendeur d’une hérésie harmonieuse qui semble également capturer le garçon. Mais elle n’est pas âme à se laisser enserrer de ronces, même bonnes. Cependant l’affaire est trop houleuse. Elle se cogne au dossier de la chaise et ébranle celle-ci qui laisse voler sa coiffe au plancher. Elle se baisse mais étrangement, le galant homme se baisse plus vite et s’excuse pour son abord maladroit, mais charmant il ne le cache pas le moins du monde. Elle n’ose le regarder droit dans les yeux, fuyant cette dorure qui s’écoule sur un visage d’Apollon et ternie la crinière de l’ion argentée. De cet éclat charmeur découle une magie qui craquèle ce cœur de glace, Samui laisse s’évader de ses lèvres frémissantes son doux nom. Pour qu’en retour il se dénonce, Shiro Hitô.

      Il lui tend en détournant le regard bigrement gêné et s’esclaffe d’un rire de sot, mais c’est qu’il cherche à passer pour un idiot éprit d’une beauté hors d’atteinte. Elle souffle cordial remerciement, d’un souffle étouffé, et fuit la place en l’enfilant. Le fracas de la porte menace d’une fugue sans retour. Mais où aller ? Elle ne peut fuir l’hospitalité du père. Alors elle cour dans la neige et va s’adosser contre un mur, dans l’ombre d’une maisonnette, au détour d’un nouveau sillage emporté par la brise antique de la terre sacrée. Elle essaye de se calmer, les plis de son kimono son légèrement ouvert, un petit coup d’œil sensuel se révèle sur son épaule droite mise à nue et son début de poitrine exhibée. Elle halète comme un beau diable et essaye de rassembler ses esprits. Mais le diable la poursuit encore et toujours, au détour de ce mur, il apparait simplement, et son visage se détourne aussitôt de la vue excitante. Elle remit correctement son yukata et croisa les bras sur sa poitrine pour encrer ses mains aux épaules, craintive. Elle avait la teinte pivoine, affreusement gênée, le regard presque larmoyant, cherchant à fuir. Après un fin et subtil échange de regard spectral, l’acte honorable rejette l’impudence et Shiro la délaisse pour qu’elle puisse se calmer de sa trop grande nervosité. Là Samui ferme les yeux et se presse un poing contre la poitrine, mais quelle est cette petite lueur rubis qui étincelle dans la pénombre ? La démone se déporte ainsi toute entière, se décollant du mur gelé pour se diriger vers la place forte du village et voguer aux palabres d’inutiles retrouvailles.

      Le temps passe et le crépuscule s’annonce, la demoiselle est de sortie. On découvre une étonnante clairière, non loin du village, une cache de la belle découverte durant son exil il y a tant d’années. L’onde frémit au sillage du corps délicieux, et la déesse se lave d’une bonne fraîcheur sous une cascade, son corps à la vue du premier passant. Et quel passant, un fauve baveur sort de l’ombre, appâté par le corps séduisant, ce jeune homme vient à nouveau la courtiser. Il s’approche en toute discrétion, et il glisse au corps suintant de douces mains qui se calent aux hanches. Il est nu également, c’est outrageant à penser qu’il soit si outrecuidant dans l’abord charnel. Mais il est doux, soufflant des grâces et un amour si pur et fougueux qu’il ne serait attendre. Alors elle se laisse câliner, d’abord le ventre puis le souffle brûlant dans le cou. Elle ne comprend que trop vite qu’elle ne peut se dérober au héros, lui qui l’enserre et se tien prêt à la prendre contre cette rocaille cristalline. Fortueusement le rideau fluvial de la cascade voile le spectacle. Elle simule le divin plaisir et parait toute fragile mais au combien séduisante. Mais voilà que l’ébat s’achève en ces préliminaires de caresses sensuelles, elle lui dérobe un baiser avant de s’enfuir du lieu sacré pour en se rhabillant fuir vers le village ... Tard dans la nuit, il est une âme qui cherche le repos, cloîtrée au lit de l’incontinent prince qui se faufile sous les draps et vient à la coller. Et va-t-il l’emporter ? Bien sur, sa valeur étrangle l’hydre hideuse qui s’abandonne à la justice du moment. Quand bien même elle est fatiguée, il consent à lui épargner un trop grand supplice encore. Pourtant il glisse bien ses mains où il faut pour que l’excitation soit portée en harmonie. Elle se découvre une étrangeté dans cette douceur, elle qui n’en fut que sadique, elle apprécie la chaleur humaine et le lui rend bien. Terrible succube qui plutôt que de le croquer le comble, la jouissance éternelle se revendique à la raison des cœurs et il vient à lui promettre une dévotion sincère, totale. Et l’ébat se prolonge, fougueux mais sans grand bruits étouffés par chacun ; les corps se détache enfin, l’un de l’autre, inondés de sueur. Miracle, Samui retient la romance dans la poigne qui les rattache ensembles dans la couche trempée ...

      Si le plus beau cadeau est la vie dans la naissance, que doit-on penser de ce cadeau donné par un démon ? Hélas l’impensable est arrivée, Samui mit bat, une petite larve. Elle lui donna un nom étrange pour la communauté mais voilà Akumu Nolan était née. Mais cette 16e année marqua un tournant brutal dans la vie de la démone. Elle sévit à nouveau et sans vergogne pour arracher les rêves officiés à son encontre, le monstre s’exécuta à révéler toute sa noirceur au cours de cette fameuse nuit ...

      Un incendie se déclare, le foyer provient d’une certaine maison, il s’agit d’un acte criminel prémédité. Samui engendra un foyer minime mais non négligeable, impossible à stopper, tout comme sa folie. Et tandis qu’elle écharpe le torse du père étalé sur la table de la salle à manger, Shiro panique, il sait l’immondice qui l’habite. Sa dulcinée est un démon qui lui a prit son père, le jeune homme est paralysé par la peur primaire qu’inflige le spectacle du carnage. Les bras puissants du héros déchut pourrissent sur le planché inondé de coulure vermeille puante. Elle se tient là, à quatre pattes sur la lourde table, lacérant un cadavre qu’elle ne dévore même pas. Tout ce qu’elle veut c’est faire germer la haine pure dans le cœur de Shiro, mais il est complètement tétanisé. Alors elle soupire et reprend son air innocent d’angélique, même immaculé de sang, et elle descend de la table. Le planché craque sous son avancée et la maison débute sa combustion, en effet les murs crépitent. Elle l’agrippe à l’épaule et elle-même ressent une décharge lui parcourir l’échine. Elle révèle un croc et un œil au toisement diabolique. Elle s’emporte et lui envoi un coup de griffe au visage. Le marquant à la joue, elle lui souffle de s’enfuir aux confins de la terre avec leur enfant. Quelle merveilleuse fête d’adieu rit-elle. Alors elle le relâche et lui volant un dernier baiser elle le laisse fuir. La maison s’écroule dévorée par le brasier qui s’étend déjà aux cabanes voisines. Tous sont déjà morts, les petites ruelles du village sont jonchées de cadavres écharpés, gelés ou encore lacérés. Samui se délecte de la vision du fuyard, elle entend les pleurs de son enfant et étrangement, oui un phénomène diablement inexplicable elle verse une larme. Pour la première fois de sa vie elle ne feint pas, elle ne le comprend pas mais elle est bouleversée par la perte de sa progéniture. Mais tout cela fait partie de son plan. Elle compte sur Akumu pour en grandissant infester une nouvelle terre et répandre le fléau meurtrier de la terreur. En voyant grandir cette enfant, c’est le spectre de Samui qui perdurera dans les esprits. En somme une assurance de pérennité. Enfin la dame blanche enveloppée dans son kimono d’une nacre cendrée quitte la place, le fort sera découvert en ruine au petit matin où les dernières cendres se mourront. Et elle s’exila dans les steppes glacées ...

      Près de quatre années vont s’écouler, Samui n’eut plus rêvé depuis, même si elle ne rêvait déjà que peu. La jeune femme démoniaque approchait de son 20e anniversaire. ◄Elle sentit mal un beau matin, une douleur à la poitrine la fit ployer à terre, dans un petit village côtier. Dans la chambre de son auberge elle avait mal, enfin, elle se releva pour reprendre son souffle et elle vit quelque chose d’incroyable. Une hantise si réjouissante, cette partie qu’elle avait perdue depuis quelques années se présente enfin à elle. Et la mère contemple ce fragment, cette projection astrale de son enfant. La frêle angélique douée d’une petitesse craquante lui révèle son vœu. Samui comprend qu’elle rêve et que Akumu doit agir sur ce phénomène étrange. L’ange s’enfuit dans un rire innocent qui raisonne, elle s’engouffre dans le sombre couloir de l’étage et dévale en chantant l’escalier. Samui la suit, en robe de chambre blanche, les cheveux en paillasson. Elle la suit et lui cour après même, l’enfant s’arrête dans la neige. Elle sanglote, et Samui l’enserre amoureusement, n’y comprenant fichtrement rien. La petite détourne son visage au cœur de la poitrine chaleureuse de sa mère et elle rit. Akumu est heureuse, elle sait à quoi ressemble sa mère, et lorsque toutes deux se réveilleront, elles garderont ce lien à travers les rêves. Samui lui demande de bien grandir mais de rester discrète. Mais la petite se montre malicieuse et elle dérobe un petit baiser frémissant à sa mère, sur les lèvres, qu’elle qualifie de sucrées et délicieuses. En retour Samui lui ébouriffe la crinière rose et lui prend la main. Mais alors qu’elle fait le vœu de partir en balade en chanson, l’enfant souffle d’une voix éteinte « C’est la fin du rêve maman, au revoir ... ». Peu à peu l’emprise de la petite main s’efface, le corps splendide devint fantomatique et tout s’écroule pour briser à nouveau un doux rêve.► Samui se réveille, sur son lit d’auberge comme si de rien n’était. Elle quitte la couche et va se prendre une douche tranquillement, là elle chantonne un fragment de la chanson de l’enfant. « Allez viens, c’est bientôt la fin, de ce monde qui n’entend rien ♪ ... ».

      Le ruissellement de la douche masque ses larmes de mère éprouvée, déchirée par la perte. Elle est effroyablement attirée vers le large, pour la retrouver mais l’appel de la chair doit attendre. Patience se dit-elle, Samui doit se dépasser, devenir encore plus puissante avant de la retrouver. Sinon elle ne sera pas à même de protéger Akumu de Byakuroku ou même du monde si cruel. Et sortant de la salle de bain, elle se sèche et se vêtit de son kimono blanc tout propre, puis sans un mot elle s’échappe par la fenêtre. Dans la neige, vers les montagnes et leurs tempêtes. Là elle va errer au cœur des steppes glacées jusqu’à retrouver le pays de son enfance, et son village natal. Elle s’y déporte dans une démarche dénuée de volonté, dégoûtée de voir que ce petit monde existe encore. Et en cette nuit le spectre vengeur de l’érinye va frapper, à grands coups, sanglants et furieux. Elle s’est insurgée si aisément dans ce petit village caché dans le creux de la vallée. Elle se dore la pilule au soleil, sur un toit bien à l’abri des regards. Mais voilà qu’un vacarme interrompt son repos, elle se remémore tant de mauvais souvenirs, à entendre ces éclats de rires enfantins. Elle se retourne sur le ventre et rampe ou plutôt se hisse au sommet de la toiture, pour épier la vermine ignorante qui fourmille. Elle a déjà envie de tuer, mais elle se retient puis voilà qu’elle se laisse glisser le long du toit pour atterrir dans la neige. Elle attrape la balle de ce groupes de marmots qui s’étaient échouait vers elle. Cruelle ironie, dire que tout avait commencé jadis avec un ballon similaire. Alors elle contourna la maison pour ramener la balle aux enfants émerveillés, et si l’un la demanda poliment, elle parut si bonne et adorable en lui lançant avec délicatesse. Le monde sembla tourner au ralentis dans le frisson de folie qui s’éveilla, l’image de la balle masqua aux petits êtres son sourire de diable qui allait les tuer.

      Elle découvre une de ses manches, pour toucher avec un peu de chakra la note à son poignet gauche et invoquer Nuibari qu’elle s’empresse d’empoigner dans sa griffe droite. Et elle commet l’acte belliciste. La balle de fortune éclate et produit un cordial fracas dans l’air, ceci sonnant le glas de ces frêles larves. Samui soupire et laisse découvrir les premières fraîcheurs macabres de la pourpre chaude de l’égorgement. Elle aura embroché tant de petits corps broyés pour les coudre ensemble tel un paquet de viande du traiteur. Et elle coupe le filin d’acier pour suspendre la mêlée infâme à un poteau. Puis elle donne un petit coup sur ce filet de viande qui déjà pisse sa coulure vermeille mais en plus se balance en grinçant. Puis elle bondit sur un toit et jet dans trois directions différentes des kunai explosifs pour provoquer un chaos sans précédent. Et elle attend tranquillement, du haut de son trône. Puis elle se lasse bien vite de ce spectacle nullissime, ceci est loin d’éveiller en elle l’excitation originaire du démon. Le repas de sa lubie n’est que trop maigre pour lui éveiller la plus petite jouissance. Son esprit fou ne palpite pas et son sang ne bout même plus. Il se sera éteint en fauchant ces vies innocentes. Alors elle saute simplement dans la ruelle, elle jette un dernier regard en arrière, vers le sac humain qui grince en se balançant. Puis elle marche un peu dans la neige pour se rendre chez elle, sur le chemin elle trucide avec soin quelques larves et y arrive enfin. Cette sale cabane isolée du village, elle dénote encore la présence de l’arbre mort autrefois vénérable.

      En quatorze années le temps a bien rongé cette réalité. A croire que la cabane est abandonnée, la carcasse extérieures des murs en bois menace de s’écrouler, les vitres sont brisés, les murs tailladés d’insultes au couteau. La dame blanche s’avance dans l’entrée, elle touche à peine le panneau coulissant qu’il s’écroule vers l’intérieur. Elle ne fléchit pas et piétine ce panneau en entrant. La pièce est rudement sombre, alors elle donne un coup si vif de sa lame contre le plancher que jaillissent des étincelles à la friction du fer sur le bois. Là elle allume un maigre foyer au sol et dénote sans la moindre stupeur un corps gisant contre le fond de la pièce. Un cadavre déjà pourrit depuis belle lurette, on n’en voit plus que la fine blancheur du seul squelette. La nacre cendrée attire le regard rubicond, et Samui comprend que ce mort n’a su trouvé le repos. Cette femme, n’aura jamais pu se défaire du regret de la perte. Cette dépouille vénérable n’est autre que feu la mère biologique de Samui. La démone enjoue un petit sourire, de la compassion ? Peut-être pour rendre hommage à la morte, peut-être parce qu’elle comprend ce qu’elle a du traverser, la déchirure de n’avoir sa chair avec elle. Ainsi elle lui fait dos, un kunai explosif se glissant entre deux doigts dans ses trop longues manches. La dame blanche s’en retourne au dehors et relâche un mot qu’elle n’aurait jamais pensé dire un jour, « adieux mère ». Puis tandis qu’elle bondit dans les airs pour prendre la fuite, elle jette en arrière le kunai explosif qui va s’encastrer dans le crane du cadavre pour faire exploser en miettes la cabane. Elle se laisse emporter par le vent dans sa lancée jusqu’aux portes du village, sabotées et solidement fermées, le tout sur un nuage de sadisme. La démone se pose sur l’encadrement de ces grandes portes et elle révoque Nuibari à son poignet gauche. Et voilà que sonne le glas final, le grand final. Elle s’apprête à en finir enfin. Quelques vieillard de l’époque de son exil viennent à nouveau la maudire, elle éclate d’un rire diabolique en se disant que ces sales vermines ne savent donc que pleurer et déverser les méandres de leur cœur de haine. Là elle déforme son visage, un regard fou, les flammes de l’enfer dans ses yeux et un sourire carnassier bien en vue. Elle laisse glisser de ses manches son set d’éventails blancs en acier et prononce sa sentence.

      Fûton – Arashi Kyôdai, là elle exécute un salto arrière pour se poser dans la neige et produire le souffle destructeur, l’ouragan balayeur de vies et de rêves. En un instant, fugace et assourdissant, la démone réduit à néant une civilisation prospère et elle efface pourtant son sourire. Elle n’en retire aucune jouissance. Elle range ses éventails dans ses manches et posant une griffe devant son visage, contre sa coiffe, pour la tenir, elle part. Désormais assez puissante pour défier n’importe quelle autorité ou humain quel qu’il soit. Elle dit adieux à la terre sacrée du pays des glaces et se rend à Kiri, le périple du retour se passe trop bien ce qui l’ennui encore plus. Elle revient en son donjon de la plus haute tour, ses quartiers à Kiri no Kuni. La dame blanche prend une bonne douche et enfile son kimono bleu qu’elle préfère et elle se rend sans attendre au palais du Mizukage. Le conseil du village lui souhaite un accueil des plus chaleureux après presque cinq années d’absence. Mais la démone relève la tête, d’un visage de démon elle les toise et les laissent frémir, cette assemblée de vieillards prend peur et elle invoque Nuibari puis son terrible jutsu Chouchou no Yomi (papillons de l'au-delà). Elle procède en fait à une invocation rudimentaire de rand faible et se coupe à la main droite avec sa lame effilée pour l’apposer au sol. Mais en fait elle ne fait que lancer un astucieux stratagème au combien déroutant tant il parait innofensif. Et ces conseillers voient se dessiner un sceau d’invocation, de la fumée et une flopée de papillons blancs qui s’éparpillent dans l’immense pièce.

      Mais alors qu'un silence mortifit le tombeau, elle fonce embrocher un premier imbécile et le deuxième lui sort un kunai pour tuer une créature ailée qui libère un flash aveuglant. La vieille dame acculée de cécité se voit malheureusement décapitée. Et sa tête roule au bureau jusqu’au dernier homme. Lui compose des mudras et inspire une grande bouffée mais elle rompt le sceau en lui tranchant les mains puis elle lui poignarde le cœur avant de retirer sa lame. Il ploie dans son siège et respire avec maladresse. Là elle ricane et plonge violement sa main droite dans le trou laissé par son épée pour lui arracher le cœur et le dévorer encore palpitant. Enfin elle achève le carnage, elle révoque Nuibari et s’enfuit de la place en laissant un petit piège en guise de souvenir. La zone est minée par des parchemins explosifs, en l'ocurence masqués à l’intérieur de la grande salle et bien éparpillés de partout. Et à l’extérieur sur la porte se tien une note plantée d’un kunai, du sang s'imbibe légèrement le papier pour lui donner une odeur de danger. Le message donant ceci : « Merci pour cet accueil Mizukage-sama et adieux, voilà mon cadeau qui vous attend derrière ces portes. -Samui Nolan- ♥. ». La démone sera loin de Kiri lorsque ses crimes seront découverts, la trahison, le vol de l’épée sacrée et le meurtre du conseil du village. De quoi écoper d’un rang de haute volée. Elle ne peut s’empécher de rire dans sa fuite vers le nouveau monde, le continent principal. Là où elle accomplira ses rêves et dessins démoniaques. Laissant échapper dans son sillon gracieux l’élégante verbe emplit de délices. « Attends moi ma chérie, Akumu, maman viens te chercher, n’ais plus peur ... Quand à toi Byakuroku j’ai grand hâte de dévorer ta dépouille. Car tu vas faire renaître le démon qui sommeille en mes entrailles ! ».


Dernière édition par Samui Nolan le Sam 28 Juil - 14:02, édité 1 fois
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Sanae.H.Rose

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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   Sam 28 Juil - 12:31

Très bonne présentation avec une mince description physique mais on peut s'imaginer la jeune femme, en ce qui concerne la description psychologique aussi et je te remercie pour la définition. Et pour finir ton histoire est passionnante avec très peu de fautes même si le dernier paragraphe on en voit ce qui est plutôt dommage surtout que c'est la fin mais on ressent bien le vécu de Samui.
Donc je te Valide Nukenin de Rang SS maintenant à un deuxième avis

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MessageSujet: Re: Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !   

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Lorsque le lit de la rivière devient pourpre, c'est que la source est contaminée !
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