Ninja No Yume
en cours



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Tu me dis quelqu'un | Pv Sanae H. Rose

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Tu me dis quelqu'un | Pv Sanae H. Rose   Mar 24 Juil - 4:49



Sanae & Akira
© Never-Utopia

« Ton Visage ... »





Il faisait encore bien froid. L’air du matin était plus frais que tout autre, plus revigorant que nul autre. Pourtant, à passer sa nuit dehors, tu ne le trouves que plus glacial encore que ta nuit. Comme si ton couchage avait su t’éviter les désagréments nocturnes. Et lorsque l’aube pointait, tu frissonnais car tu sais ce qui va arriver. Tu vas devoir te redresser, sentir le contact froid de l’atmosphère et tu ne peux rien faire contre cela. Tu te mets même à prier. Tu espères vainement que le soleil retarde son lever mais jamais cela n’arrive. Même si tu as passé ta nuit dehors, l’échine courbée, tu sais que tu vas regretter ton prochain mouvement. Tu souhaites un miracle, que la nuit recommence, plutôt que de sortir de ton confort précaire. Car s’il l’est, il t’offre au moins une chaleur. Et finalement, tu abandonnes. Tu n’as aucune chance face à la course du temps. Tu profites un dernier instant, tu gémis en sentant ta colonne se dresser et déjà, tu t’enlaces. C’est idiot car tu sais que tu n’arriveras à rien. Pourtant, tu l’as fait. Encore une fois. Une fois de plus.

Autour de moi, le silence règne. Même les oiseaux ne se sont pas encore réveillés pour illuminer la journée de quelques chants. Les daims se reposent à l’abri de quelques buissons, les sangliers traînent avec leurs petits. Autour, la Nature vit à son rythme. Tandis que face à elle, je ne vaux rien. Le chêne contre lequel j’ai dormi avait plus de deux cent ans d’âge. Jamais je n’aurais un jour cela. Mais j’espérais marquer les esprits. Que les siècles à venir se souviennent encore de ma personne. L’un de mes rêves se trouvait là. Dans cet arbre séculaire. Traînant mon corps engourdi par le froid jusqu’au ruisseau, je me jetai la tête première, réveillant aussitôt tous mes sens. Deux froids différents. Le premier m’empêchait de me mouvoir tandis que le second me réveillait. Le premier endormait un Shinobi que le second lui était salvateur. Vint alors le moment que je refusais tant à accomplir. Traiter son corps dans son entièreté. Lentement, je glissai le pied, la jambe puis le reste du corps. Comme toujours, je m’étais comme cambré sous le froid mordant que le cours d’eau offrait au réveil. Autant s’asperger le visage était apaisant, autant s’engloutir sous l’eau relevait d’un défi titanesque.

Tu enfiles chacun de tes vêtements délicatement. Comme s’ils étaient ton dernier bien. Tu vérifies ton équipement, là où étaient entreposés les objets qui te permettraient de survivre. Tu regardes une dernière fois le cours d’eau et tu t’en vas. Tu sais bien que tu ne peux rester deux jours au même endroit. Il te faudrait marcher la journée jusqu’à ta destination et lorsque la nuit tomberait, tu avancerais encore. Il te faudra trouver un nouveau bivouac. T’installer. Et tu sais que ton sommeil serait agité de tes mésaventures. Il te rappellerait tes échecs, tes bévues. Et tu ne peux le fuir. Tu peux courir à perdre haleine devant un poursuivant jusqu’à le semer, mais le sommeil, si tu voulais vivre, tu devais te le procurer. Alors, tu chasses ces idées noires de ton esprit et tu te décides à reprendre ton itinérance. Bien souvent, tu ne rencontres personne. Tu ne t’attends pas à rencontrer quiconque. Tu n’as qu’un objectif et tu ne peux rien y changer. Tu marches et déjà, tu as oublié le dernier endroit où tu as pu séjourner. Il n’était que temporaire.

Une heure était passée depuis que j’avais repris ma route. Le chemin de chasse s’achevait dans un arbre et que ce soit l’un ou l’autre côté, rien ne semblait signaler qu’il se prolongeait. Soudainement, je me questionnai. Comment avais-je pu me perdre tel un vulgaire paysan ? J’avais choisi le raccourci. Une idée saugrenue qui maintenant, se payait. La ligne directe entre les deux nations se trouvait disparue et traverser par les Forêts se trouvait être une stupidité. Au lieu de prendre 4 jours j’en prendrais pour une semaine par ce fameux raccourci. Nul doute ne m’était permis, je ne connaissais pas l’endroit et je n’aurais pas su me situer. Tergiverser n’amenant à rien d’autres que des incertitudes, je pris la décision de prendre la direction qui me semblait la plus correcte.

Tu marches entre les arbres. Soudainement, tu arrêtes ton mouvement. Tu laisses ton pied en suspension lorsque tu vois une bande de couleurs anormale. Ce n’est pas la peur qui t’assaille mais l’excitation. Tu te réjouis d’avoir choisi ce chemin. Tu t’en félicites. Maintenant, tu observes. Tu attends et tu désires découvrir. Un long moment, tu restes caché. Silencieux. T’approchant discrètement de cette forme vivante. L’excitation retombe lorsque tu découvres que ce n’est qu’un être humain. Mais surtout, tu décides d’agir. Ta solitude te pèse. Depuis presque cinq jours, tu n’as pas ouvert la bouche. Tu marches et tu tais. Au point que le sixième jour, tu te serais inventé quelques amis imaginaires. Tu sais très bien que tu en es capable. Tu en as assez de ton propre mutisme. Depuis le temps, ta langue en est presque devenue pâteuse. Alors, tu choisis de concocter une petite surprise. Tu te retrouves au-dessus d’un arbre, d’un seul bond, laissant une ouverture dans l’obscurité que les ombres portaient.

    « _ Mais … Tiens. Ce visage ne m’est pas inconnu. »


J’ai beau réfléchir, je n’y arrive pas. Je me souviens l’avoir croisé à plusieurs reprises par le passé. Mais où et quand ? Je fronçai les sourcils devant l’exercice. Vaguement, comme un effluve dans mon esprit, elle apparaissait. Seulement son visage. Comme si son corps, lui, n’avait pas retenu mon corps. Pourtant, sa physionomie était bien là, concurrentielle à certaines Kunoïchis d’Iwa. Mais seul ce visage retenait mon attention. Où l’avais-je observé ? Seul un vague souvenir m’apparaissait, celle d’un Tsuchikage colérique, qui ne s’était pas entendu avec son dernier arrivé. Il avait pesté mille fois contre ce dernier, répétant couramment son prénom. Mais c’était comme si mon esprit faisait un blocage. Comme s’il avait effacé ce qu’il souhaitait et n’avait retenu que ce qui lui était nécessaire à l’époque. Je ne pus me retenir de pester contre moi-même et mon ignorance.

    « _ On se connaît, non ? »


Tu as beau chercher, tu n’y arrives pas. Tu ne sais plus quel nom avec tel visage. Parfois, tu te rends que tu en as oublié et tu grattes. Tu retournes ton passé pour découvrir quand ce dernier serait apparu. Mais à la fin, rien ne change. Ce visage te reste connu mais tu ne peux lui donner un prénom. Rageur, tu abandonnes cette lutte avec ton esprit. Tu te dis que cela reviendra quand tu n’y penseras justement plus. Tu l’espères. Finalement, ton regard se pose sur ton interlocuteur. Evidemment, tu ne peux t’empêcher de détailler les goûts de ce dernier. Parfois, tu termines par quelques lubies et autres fantasmes. Parfois, simplement, tu souhaites comprendre comment ils agissent. Tu espères les découvrir de ton œil. Tout ce que tu espères, c’est découvrir l’autre avant qu’il ne te découvre.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sanae.H.Rose

avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 26/06/2012
Age : 23

Feuille de personnage
Expérience:
0/0  (0/0)
Jutsus:

MessageSujet: Re: Tu me dis quelqu'un | Pv Sanae H. Rose   Jeu 26 Juil - 13:31

Le soleil était encore loin de briller de tout ses feux mais le ciel annonçait un temps plutôt clément sur le village de Kusa, du bleu, du violet, du rouge et de l'orangé composé les couleurs du firmament. L'aube venait à peine de montrer le bout de son nez, qu'une jeune femme, dans son lit, ouvrait les yeux avec douceur telle une rose dans une serre s'épanouissant pour exhiber sa beauté à son environnement. La chaleur que lui procurait sa couche moelleuse la forcer à rester comme une chrysalide dans son cocon de soie. Une autre raison la poussait à paresser ainsi, Red Rose, le chef de l'organisation de Seifuku était partis en mission pour le moment. Étant son bras droit et d'avoir l'honneur d'être sa femme, elle se devait de le remplacer le temps de son absence pourtant c'était bien malgré elle. Ayant en horreur tout ce qui était paperasserie, la jeune femme préférait largement son lit pour une fois, elle s'étira tout de même en levant bien haut les bras, en s’asseyant sur le matelas douillet. La fleur dériva son regard mauve sur la fenêtre pour apercevoir sur un arbre un couple d'oiseau dans leur nid, elle soupira car la journée allait être longue en les jalousant de pouvoir jouir de leur liberté.

Sanae se prépara avec la plus grande lenteur qu'elle n'avait jamais fait enfin elle se devait assumer ses responsabilité. Elle se mit quelques claques sur les joues devant son miroir, signe de motivation après s'être rafraichit le visage. Le bras droit de Seifuku se dirigea vers le bureau de son supérieur, croisant au passage des personnes qui s'écartèrent de son chemin et la saluaient ne pouvant s’empêcher d'admirer la femme de leur Leader. Passée la porte, elle alla directement prendre place dans le fauteuil de manière confortable surtout si elle devait y être pendant des heures. Peu après, un homme mince très bien habillé fit irruption dans la pièce chargé d'un tas de feuille qui n'augurait rien de bon, les posa sur le bureau avec un air indifférent sans compassion pour la tache de la demoiselle. Lorsqu'il passa la porte, elle soupira et débuta par lire attentivement chaque document.

Au bout d'un moment, la jeune rose en eut plus que marre de rester enfermée entre quatre mur, se demandant comment Red pouvait être aussi calme. Elle voyait dans l'administration un ennui mortel, ce qui la rendait impatiente. La jeune femme prit l'initiative de sortir un peu dans la forêt prés de kusa pour y détendre son esprit rageur dissimulé sous un visage d'innocence et de pureté . Sana le moindre signe d'avertissement, elle ouvrit la fenêtre pour glisser à l'extérieur du bâtiment aussi silencieuse qu'un fantôme. Se promettant de revenir très vite, la belle de jour avait conscience de l'importance de ces formalités donc elle se devait de ne pas trainer en route. Elle se dirigea vers la sortie de Kusa d'un air enjoué accompagné d'un sourire sincère face aux passants naïfs qui ne se doutait de rein sur la nature de sa présence en ce lieu. Les habitants de Kusa la prenaient pour l'une de leurs sauveurs grâce à l'action de Red en tuant le précédant Leader dans le but de gagner leur confiance. Ce geste si héroïque soit il, ne servait qu'a dissimuler dans l'ombre un projet encore plus audacieux et dangereux de sa part: créer une organisation de criminelle appelé "Seifuku". Organisation qui était encore méconnue à l'instant où la jeune Sanae marchait dans les rues mais elle ne tarderait pas à faire parler d'elle un jour ou l'autre.

Pour le moment Sanae.H.Rose venait de poser le premier pas dans la forêt avec une légèreté peu commune alors que les branches des arbres s'agitaient dans le vent en un bruissement. Le soleil éclairé les feuilles et leur bourgeons toutefois la température à cette saison n'était pas encore idéal. Malgré ce vent qui soufflait à en faire sortir une mélodie enchanté en s’engouffrant entre les troncs et caressait le visage de la kunoichi venant d'Iwa, village caché du pays de la Terre. Elle s’enfonçait dans l'immense étendue verte et pleine de vie de toutes sortes. Un écosystème croissante ne s'occupant point des affaires humaines et suivant son cercle infini, c'est ce qui plaisit à la jeune femme. Elle se trouvait dans son élément, la nature était vraiment d'une magnificence , qui se trouvait souvent gâcher par les Hommes. La végétation, N'ayant aucun moyen de défense pour les contrer pourtant certains animaux ne se laissaient pas faire. Dans tout les cas, elle subissait une grande injustice pour la demoiselle, venant admirer un Sakura en pleine floraison.

Alors que la jeune Kunoichi s'était arrêté devant cet arbre, celle ci sentit une présence autour d'elle comme si une personne l'observait. Elle ne pouvait pas localiser la dite personne avant que cette dernière ne se place en face d'elle, elle donnait l'impression d'être plutôt interloquée même si ce jeune homme aux cheveux noirs affichait une froideur et une indifférence. D'après ce que pouvait remarquer Sanae, il se trouvait être aussi jeune qu'elle et portait un bandeau au front avec le symbole d'Iwa. La jeune femme eut un frisson de peur montant le long de son dos, la peur de se faire démasquer par un ninja était la pire chose qui pouvait lui arriver. Elle avait réussi t à faire croire à sa mort mais est ce que le vieux schnock ne s'était pas douté de quelques chose entre temps ? Elle savait qu'il n'avait jamais eu confiance en elle, si quelqu'un aurait pu chercher à enquêter de manière plus approfondit cela ne pouvait qu'être que lui: le Tsuchikage.

Néanmoins la question de l'inconnu la déstabilisa quelques peu, il pensait l'avoir déjà vu quelques part pourtant elle ne l'avait jamais croisé ou espionné. Ne la confondrait il pas avec une autre personne car ce n'était pas pour se vanter quoique mais Sanae avait une assez bonne mémoire visuelle et enregistrait les têtes surtout celles à éliminer. Elle regarda sa silhouette de haut en bas pour vérifier qu'elle ne l'aurais pas oublier par mégarde mais elle ne put le reconnaitre. Elle décida donc le tuer pour qu'il n'y est aucune personne d'Iwa qui puisse la reconnaitre dans des rapports de missions quelconques mais d'abord elle voulait savoir d'où elle lui semblait familière.

Je ne pense pas vous avoir déjà vu quelques part et vous m'envoyez navrée. Dit elle avec un sourire rayonnant pour lui délier plus facilement la langue et commençant son jeu de charme

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Tu me dis quelqu'un | Pv Sanae H. Rose
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Apparition (LIBRE mais quelqu'un pitié ^^")
» Une renommé qui fait noyer quelqu'un
» [PV] Cherche quelqu'un pour s'excuser [PV]
» Un nouveau depart [avec Ryu Shingen, si quelqu'un veut nous rejoindre il peut]
» Présentation de quelqu'un pas tres adroit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ninja No Yume  :: A Garder-
Sauter vers: